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50% des décès inattendus dans les hôpitaux belges seraient dûs au manque de personnel

Flat sick young person lies with dropper near with doctor and nurse at the hospital. Concept man and woman characters, medicine, help people. Vector illustration.

Les hôpitaux belges manquent de personnel, on le sait, et cela fait peser un poids très lourd sur les épaules des soignants, mais aussi, malheureusement, sur la qualité des soins… Jusqu’à risquer la vie des patients? Une étude réalisée par l’Université d’Anvers et relayée par le quotidien anglophone Brussels Times révèle que la moitié des décès inattendus seraient dûs au manque de personnel soignant.

Pour arriver à cette conclusion pour le moins effrayante, les chercheurs se sont intéressés aux dossiers de près de 35 000 patients répartis dans 7 hôpitaux belges, dont 4 en Flandre, un en Wallonie et deux à Bruxelles. Des dossiers qui révèlent qu’en moyenne, 3 patients sur mille décèdent de manière “inattendue” lors de leur séjour à l’hôpital. Et que la moitié de ces décès seraient dûs à un manque de personnel soignant et à la pénurie d’infirmières.

Une situation très problématique

Pour info, un décès est considéré comme inattendu lorsqu’un patient meurt durant son traitement, sans que des soins palliatifs aient été mis en place au préalable. En moyenne, en Belgique, une infirmière est en charge de 9.7 patients à la fois, et 89% des services analysés par les chercheurs de l’université avaient trop peu d’infirmières pour garantir des soins de qualité. Or, ainsi que le rappelle Filip Haegdorens, un des auteurs de l’étude, “nous savons que certains décès pourraient être évités, ce qui est toujours un véritable crève-coeur pour la famille des patients mais aussi pour le personnel soignant. Le secteur hospitalier doit relever ses standards”. Plus facile à dire qu’à faire? Alors que le métier est déjà en pénurie en Belgique, conditions de travail difficiles et allongement des études obligent, les écoles d’infirmière ont enregistré une baisse de 10% des inscriptions en 2019. Interviewée en août 2019 par la RTBF, Delphine Haulotte, présidente de l’Association belge des praticiens de l’art infirmier, tirait la sonnette d’alarme. “On estime en général que du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les années ‘normales’, il y a environ 2500 étudiants qui sortent par an. Mais beaucoup se spécialisent donc ceux qui sont réellement sur le marché du travail représentent 1000 étudiants. Cette année, il y en aura environ 2 à 300. Cela risque d’être très problématique dans toute la Belgique d’engager des infirmiers, puisque c’est du Nord au Sud, mais ce n’est pas faute d’avoir alerté le gouvernement !”.

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