Home Lifestyle Faut qu'on parle FAUT QU’ON PARLE: de l’injustice des congés de maternité rabotés

FAUT QU’ON PARLE: de l’injustice des congés de maternité rabotés

Depuis 1971, une femme enceinte en arrêt de travail pendant les dernières semaines de sa grossesse peut perdre jusqu’à 6 semaines de son congé de maternité. Il y a deux ans, 40 000 Belges avaient signé la pétition « Pour un congé de maternité plus juste » pour demander une modification de cette règle. Aujourd’hui, rien n’a changé.

Ces derniers temps, le débat refait surface grâce à une vidéo publiée par La Ligue des Familles sur les réseaux sociaux. Une jeune maman tente d’expliquer sa situation au cabinet de la ministre de la santé Maggie de Block. Elle se retrouve face à un mur…

Toutes concernées

Personnellement, j’ai eu la grande chance d’avoir pu travailler jusqu’à la fin de ma grossesse. Mais autour de moi, les exemples de mamans au congé de maternité raboté sont nombreuses. Enceintes, l’une passait sa journée sur la route, l’autre courait partout dans les couloirs d’un hôpital. Toutes les deux se sont fait rappeler à l’ordre par leur bébé via de nombreuses contractions. Elles devaient lever le pied. À l’époque, elles ne pensaient pas que leur choix de carrière en tant que commerciale ou médecin exercerait une répercussion directe sur leur grossesse.

Une de mes amies aurait dû accoucher il y a 5 jours et s’énerve de « perdre son temps » qu’elle aurait pu passer avec son bébé. Je pense aussi à cette collègue qui a dû rester alitée pendant plusieurs mois avec l’unique et lourde tâche de garder son enfant au creux de son ventre le plus longtemps possible pour qu’il puisse vivre. Comme si ce n’était pas assez de pression, elle savait qu’elle payerait chaque jour passé sans travailler.

Une injustice criante

À cause de cette (oserais-je dire « stupide »?) loi inchangée depuis presque 50 ans, des bébés âgés de 2 mois, tout juste sortis de leur cocon, se retrouvent à la crèche. Des mamans au corps à peine remis de leur accouchement et aux nuits écourtées, font déjà leur retour au bureau. Les premiers moments passés en famille sont précieux mais surtout essentiels pour le bon développement de l’enfant. Faut-il vraiment « punir » les futures mamans n’ayant déjà pas pu bénéficier d’une grossesse idyllique? Etre écartée par souci médical n’est jamais un choix. Ce système est une discrimination par rapport aux femmes en bonne santé. Plus que jamais, soutenons le combat de La Ligue des Familles et toutes ces mamans courageuses qui ont fait de leur mieux pour chouchouter leur bébé jusqu’à leur première rencontre!

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