Home Lifestyle Faut qu'on parle Faut qu’on parle: un bébé ce n’est pas QUE du bonheur

Faut qu’on parle: un bébé ce n’est pas QUE du bonheur

Et le congé de maternité, ce n’est pas des vacances. Pendant les trois premiers mois passés en tête-à-tête avec ma fille, je me suis jurée d’écrire cet article à mon retour au boulot. Puis mon bébé a grandi, les grands sourires ont remplacé les crises de pleurs, les nuits sont devenues plus longues et j’ai failli ne jamais rédiger ce billet.

C’est une jeune maman, un peu gênée de me confier

Je ne m’attendais quand même pas à ce que ce soit si difficile. On ne m’avait pas prévenue »,

qui m’a rappelé ma promesse. À l’époque, je me souviens avoir été chez la pédiatre en demandant pourquoi mon bébé pleurait autant. Elle avait rigolé et répondu:

On ne vous avait jamais dit qu’un bébé pleurait? »

Je m’étais sentie un peu bête. Mais en réalité, on ne me l’avait peut être pas assez dit.

Beaucoup de bonheur

Parce que, oui, donner la vie est un acte merveilleux, il n’y a rien de plus beau. C’est vrai, un regard de votre bébé vous fait oublier tous les instants plus difficiles. En effet, cette bouffée d’amour est inexplicable.

Mais…

Mais, chères futures mamans, il y a des moments où vous vous retiendrez de jeter votre nouveau-né par la fenêtre. Vous perdrez patience et aurez envie d’hurler pour vous défouler. Vous pleurerez en chœur avec lui. Vous ne le comprendrez pas. Vous vous sentirez impuissante. Vous aurez l’impression de tout donner et de ne rien recevoir en retour. Vous regretterez vos soirées entre amis jusqu’aux petits matins et vos grasses mat’ du lendemain en amoureux. Vous vous direz même peut être que la maternité n’est pas faite pour vous. Puis vous culpabiliserez d’avoir eu ces pensées qui vous ont traversé l’esprit. Et c’est normal.

Le « congé » de maternité

On en parle de la pire arnaque de l’univers? Le « repos » de maternité qui est tout sauf reposant. Avant d’accoucher, j’imaginais mon été, dans un parc, un bon bouquin à la main, mon nouveau-né gazouillant à côté de moi. Hum… Honnêtement, être mère au foyer a été le job le plus éprouvant de ma carrière. Loin de l’image de la jeune maman épanouie qu’on voit dans les magazines, la vraie femme a des cernes, bien justifiées de toutes les nuits entrecoupées à répétition, ré-apprivoise doucement son corps post-accouchement et prend sa douche quand elle trouve enfin le temps, aux alentours de midi. Il y a des jours où je guettais l’arrivée de mon homme à la fenêtre pour lui refiler le bébé dans les bras dès qu’il avait passé le pas de la porte. De là, découlent souvent des tensions dans le couple. D’un côté, le père « qui travaille lui » et aimerait se détendre après sa grosse journée de boulot. De l’autre, la mère impatiente que son sauveur vienne prendre le relais pour souffler un peu. Non, vraiment, je n’ai pas honte de le dire, les trois premiers mois avec notre fille ont été magiques mais furent aussi un véritable chamboulement, avec des hauts et des bas.

Osons en parler

Malheureusement, les difficultés de la maternité restent un sujet tabou. À cause de ce silence, de nombreuses femmes n’osent pas se plaindre, doutent d’elles-mêmes, se sentent seules et culpabilisent. Et si on acceptait tout simplement qu’un bébé ce n’est pas QUE du bonheur comme on essaie de nous le vendre? Il faut du temps pour apprendre à connaître son enfant, installer une complicité, trouver un nouvel équilibre, se retrouver en tant que femme et pas seulement en tant que maman, en tant que couple et pas seulement en tant que parents. Et c’est NORMAL!

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