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Flair Book Club: « Au Loup », le roman captivant où la victime n’est pas celle que l’on croit

Nick a la vie parfaite, mais en apparence seulement, et les apparences volent en éclat quand une de ses étudiantes l’accuse d’agression sexuelle… Mais dit-elle la vérité? Sur fond de doute et de passé trouble, ce roman sème la confusion et nous captive.

Le résumé

L’accusé : Nick, prof de théâtre au collège, époux et père comblé, est un homme épanoui. Un soir, une visite de la police. Le voilà accusé d’agression sexuelle par une de ses élèves de douze ans. En quelques heures, l’angoisse, la honte, l’épouvante s’abattent sur sa vie. Alors que l’opinion publique crie au loup, Nick doit faire face au raz de marée qui menace d’engloutir sa réputation, son travail, sa famille.

La victime : Angela déteste ses parents, ses camarades, sa vie. Après un suicide raté, elle explique son geste à sa mère : son professeur de théâtre l’a touchée, contre son gré. Le mot est lâché. La voilà soudain propulsée au centre de toutes les attentions, mais aussi la cible des pires ragots au collège. Dépassée par les événements, elle se réfugie dans un mutisme qui sonne comme un appel au secours.

Coupable ou innocent ? Victime ou menteuse ? Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Pour ces deux êtres blessés, le salut ne pourra advenir qu’à une seule condition : que la vérité éclate au grand jour.

Pourquoi on a aimé?

Il faut être un peu fou pour s’attaquer au sujet des agressions sexuelles en partant du postulat que la victime aurait menti. Après tout, la pente est extrêmement glissante… Et pourtant, Lisa Ballantyne ne trébuche pas. Mieux: elle tisse la toile entre victime et accusé avec une grande finesse, évoquant de manière très juste les fêlures de ses personnages.

On tourne les pages en quête de la vérité, et il est difficile de ne pas admirer la manière dont l’auteure sème le doute. Un chapitre, on est certains que Nick est coupable, l’autre, qu’Angela a menti, et c’est exactement l’effet que Lisa Ballentyne cherche à provoquer. L’air de ne pas y toucher, elle livre également une critique sociale réussie sur notre propension à chasser les sorcières et à salir des réputations sans certitudes sur ce qu’on avance. La tension pyschologique persiste jusqu’à la fin du roman, et le fait de vivre l’intrigue à travers les yeux de 4 personnages ne fait que renforcer ce sentiment. On parie que vous aurez dévoré ce livre en un week-end?

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