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Que vaut « L’agence », la version parisienne de « Selling Sunset »?

Kathleen Wuyard

Au programme de « L’agence », le nouveau docusérie signé Netflix: le quotidien d’une famille parisienne spécialisée dans la vente d’immobilier d’exception à des clients fortunés. Soit « Selling Sunset » version Ville Lumière… Mais est-ce que la sauce prend aussi bien à Paris qu’à LA?


Pour le savoir, une seule solution: se dévouer (ah!) et mater la série sans tarder. Par chance, d’ordinaire plutôt réfractaire aux télé-réalités du géant du streaming et carrément  méprisant en ce qui concerne « Selling Sunset » (« promets-moi que tu n’aura jamais l’air aussi fake« ) le cher et tendre de l’auteure de cette article était plus que motivé pour ce visionnage. En lecteur assidu de « L’Obs », il voyait probablement là une manière de s’inviter dans les appartements aux prix enchaînant les zéros qui s’affichent en dernière page du magazine, tandis qu’au-delà de l’intérêt journalistique, il y avait pour notre part une part de voyeurisme assumé: sans le côté, certes, fake et plastique de « Selling Sunset », qui plus est en plein coeur d’une ville proche qu’on connaît, « L’agence » allait forcément être mieux non?

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« L’agence », mauvaise cliente pour la téléréalité?


Pas de chance, non. Il ne s’agit évidemment ici que d’un avis purement objectif, et peut-être qu’une déferlante de commentaires affirmera le contraire, mais en ce qui nous concerne, la messe était dite dès le générique façon mauvaise sitcom française. Au générique, donc, Olivier et Sandrine Kretz ainsi que leurs quatre fils, dont les trois aînés travaillent avec eux au sein de l’agence immobilière familiale. Ainsi que le répète l’un d’eux, « nous sommes des personnes ordinaires au service de biens et de personnes extraordinaires ». Et visiblement aussi, au service d’une télé-réalité ultra scriptée, ce qui est un peu leur lot à toutes, mais malheureusement ici les principaux protagonistes n’ont clairement pas reçu le mémo « d’avoir l’air naturel ».

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Autant devant « Selling Sunset », on parvient à se convaincre que les acheteurs sont vraiment intéressés et les interactions entre les différentes agentes immobilières, sincères, autant ici, alors même qu’il s’agit des membres d’une même famille, ça sonne comme si on avait filé un scénario à des amateurs qui malgré leurs efforts, peinent à dire leurs lignes de manière plausible. Ajoutez à cela le fait que, pour une raison bizarre, le coin gauche de l’écran ne se départit jamais du nom du programme (pourquoi?!) et qu’on nous impose des rencontres qui semblent interminables entre les membres de l’agence et leurs clients prospectifs (mention pour le dialogue awkward et forcé du 1er rendez-vous du pilote) et vous obtenez une série qui est à peu près aussi attrayante que « Selling Sunset » que « Emily in Paris » ne ressemblait à « Sex and The City ». Autrement dit, bien tenté, y’avait de l’idée, le casting est canon, les intérieurs aussi, mais pas de chance, c’est raté.

Dis Netflix, elle t’a fait quoi Paris au fait?

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