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© ELISE LOCKWOOD/NETFLIX

HARTLEY, COEURS À VIF: comment le reboot m’a donné un sacré coup de vieux

Gwendoline Cuvelier Journaliste

Je fais partie de la génération qui regardait « Hartley, Coeurs à Vif » tous les jours en rentrant de l’école. Quand j’ai appris que Netflix préparait un reboot de la série australienne, mon sang n’a fait qu’un tour, jusqu’à ce que je visionne les premiers épisodes (je n’ai pas tenu jusqu’au bout).

Entre 1994 et 1999, « Hartley, Coeurs à Vif » racontait le quotidien des étudiant·e·s du lycée Hartley High School à Sydney. Plus dark que les autres séries de l’époque, elle abordait des sujets de société tels que la sexualité, la drogue ou encore la violence. Drazic, le bad boy avec son piercing à l’arcade sourcilière, faisait battre mon cœur d’adolescente et j’enviais le franc-parler de Katerina, la chipie de la bande.

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« Hartley, Cœurs à Vif » en 2022

Le reboot d' »Hartley, Cœurs à Vif » se déroule dans le même décor que la série culte des années 90, mais les ressemblances s’arrêtent là. J’ai malheureusement trouvé que les personnages n’étaient pas très attachants et que tout était une pâle copie de « Sex Education », qui traite des thématiques actuelles avec beaucoup plus de finesse et d’humour. Je me suis donc arrêtée au sixième épisode. Sans savoir pourquoi Harper s’est rasé le crâne et ne parle plus à sa meilleure amie, mais je m’en remettrai.

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ELISE LOCKWOOD/NETFLIX

Il faut dire qu’entre les deux versions, plus de 20 ans se sont écoulés. Je suis désormais plus proche de l’âge des parents des lycéens que des adolescents. Et surtout, je suis devenue maman deux fois ! Le moins que l’on puisse dire c’est que de l’eau a coulé sous les ponts depuis la première série que je regardais à la télévision après avoir fait mes devoirs, rouge comme une pivoine si mes parents passaient par hasard derrière l’écran pendant une scène de sexe. À 34 ans, je ne peux pas m’empêcher de me demander si « la jeunesse d’aujourd’hui » ressemble vraiment à celle qui est montrée dans la série et à déjà m’en effrayer pour mes deux petites filles de 3 ans et 5 ans. Amerie, Darren, Malakai et compagnie ingurgitent des pilules de MDMA en soirée comme si c’était une bière. À 17 ans! À l’âge où ma tête tournait après un Bacardi Breezer! Les ados s’envoient des sextos, font des plans à trois et ont déjà une sexualité débridée (sans vouloir passer pour une prude). Le reste du temps, ils ne font que zoner dans la rue et n’hésitent pas à sécher les cours. Mais OÙ SONT LEURS PARENTS? Bref, je préférais les rebelles quand je n’étais encore qu’une enfant, et j’imagine que c’est aussi ça vieillir.

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