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Squid Game Netflix DR

FAUT QU’ON PARLE: c’est quoi le délire avec Squid Game?

Kathleen Wuyard

En quelques jours seulement, la série coréenne « Squid Game » est devenu le programme Netflix le plus regardé ever, causant même des problèmes de connexion Internet dans son pays d’origine vu l’engouement à le streamer. J’ai maté quelques épisodes de la série sur un malentendu, et pardon, mais l’enthousiasme m’échappe.

Quand je dis que j’ai vu Squid Game « sur un malentendu », c’est littéralement bien malgré moi: il se trouve que la salle d’attente où j’ai patienté près de deux heures ce jour-là (j’étais clairement dans un mood torture gratuite, oui) avait un écran sur lequel passait la série. De base, c’est assez difficile de se concentrer sur la lecture d’articles OKLM quand la lumière d’un écran vacille en permanence dans le coin d’un oeil, mais en prime, le volume de la série était réglé suffisamment fort pour qu’il soit impossible de s’entendre penser (ou lire) donc j’ai cédé.

Et sincèrement, je le regrette, parce que je ne récupérerai jamais l’heure 40 passée à mater Squid Game d’un oeil de plus en plus interloqué. Parce que bon, pardon, peut-être que je « trahis mon âge » (je n’ai que 32 ans, ça va) ou que je ne suis « pas cool », mais c’est quoi le délire avec cette daube?

Overdose de cruauté gratuite

Parce que oui, on peut être « la série originale Netflix la plus regardée de tous les temps » et aussi être un programme franchement naze, la preuve avec Squid Game.

Le principe, pour celles et ceux qui auraient échappé au milliard de mèmes qui fleurissent sur les réseaux depuis que Netflix a ajouté la série à son catalogue: « tentés par un prix alléchant en cas de victoire, des centaines de joueurs désargentés acceptent de s’affronter lors de jeux pour enfants aux enjeux mortels ». Au cas où vous penseriez « qu’enjeux mortels » est un euphémisme, l’image d’un cadavre sanguinolent tiré par les pieds choisie par Netflix pour illustrer la série dissipe immédiatement la moindre naïveté.

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Et donc, c’est ça qu’il se passe à chaque épisode: sous couvert de jouer aux billes ou bien à voir qui est le plus fort en tirant sur une corde, les participants tombent comme des mouches, si tant est qu’on se mettrait tout à coup à tuer les mouches de manière cruelle et violente plutôt que d’un bon coup de tapette.

Nul doute que comme toujours pour ce genre de programme il y a derrière une velléité de « critiquer notre société d’hyper consommation en braquant une loupe sur ce que les gens sont prêts à faire pour devenir riches », mais sincèrement, il n’y a pas besoin de mater de la cruauté gratuite pour ça, juste de suivre l’un ou deux comptes d’influenceurs bien sélectionnés (mais si, vous savez, celles et ceux qui posent avec des bébés animaux en voie d’extinction dans des pays qui emprisonnent femmes et minorité et légendent le tout « vacances de rêve ». Mais je digresse).

Squid Game, pas digeste le calamar

Parce qu’au-delà de toute cette violence inutile qui met clairement mal à l’aise par sa gratuité (qui regarde ça volontairement et pour le plaisir? QUI?!), il y a aussi le fait que le jeu d’acteurs est en grande majorité sincèrement mauvais. Pour des yeux d’Occidental.e, du moins: peut-être que le côté hyper surjoué et les mimiques à outrance plaît dans la Corée natale de Squid Game, mais ici, le rendu laisse un peu penser qu’on a recruté les acteurs parmi les klutes de l’I.A.D.

Reste que, coincée dans ma salle d’attente, je me suis donc enfilée les épisodes 2 à 5 contre mon plein gré. Et peut-être que c’était ça, au fond, la vraie torture? ETAIS-JE MOI-MÊME UNE PARTICIPANTE À SQUID GAME? Mince alors. C’est vrai qu’on ne peut décidément plus y échapper.

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