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La France, la République tchèque et l’Allemagne condamnent la régression des droits LGBT+ en Europe

Manon de Meersman

Récemment, la Hongrie a décidé de ne plus reconnaître officiellement les transgenres tandis que la Pologne instaure des « zones sans idéologie LGBT ». Des régressions flagrantes des droits LGBT+, que la France, l’Allemagne et la République tchèque ont décidé de condamner.

Sans jamais nommer la Pologne et la Hongrie – mais on le sous-entendant – les ministres des Affaires européennes de la France, de l’Allemagne et de la République tchèque ont dénoncé les discriminations dont sont victimes les personnes LGBTQI+ en Europe, en particulier à l’Est du continent. Dans une tribune sur le site du média politique américain Politico, Amélie de Montchalin (France), Michael Roth (Allemagne) et Ales Chmelar (République tchèque), chargés des Affaires européennes dans leur pays, ont écrit: « La situation des personnes LGBTQ (Q pour queer) reste très préoccupante, certains dirigeants nationaux remettant même en cause les campagnes en faveur de leurs droits ».

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Pour la défense des droits humains et l’égalité

Il faut dire que la situation de ce côté-là est plutôt inquiétante en Europe de l’Est. En Pologne, Andrzej Duda, le président polonais, s’est engagé il y a quelques mois à soutenir la famille polonaise traditionnelle, mais également à « protéger les enfants contre l’idéologie LGBT » et faire en sorte qu’on n’en parle pas « dans les institutions publiques ». Il y a quelques jours, le président est allé jusqu’à signer une « Charte pour la famille », basée sur les résolutions des « zones libres de l’idéologie LGBT ».

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Pour les trois ministres des Affaires étrangères européennes, cette situation est intolérable. « Nous condamnons fermement toute mesure d’exclusion et de discrimination et désapprouvons fermement les restrictions aux droits humains et à l’égalité », ont-il poursuivi, en parlant du refus de reconnaissance légale des personnes transgenres. « Nous sommes particulièrement alarmés par les conclusions d’un rapport publié par l’Agence européenne des droits fondamentaux en mai. Selon l’enquête, 43 % des personnes LGBTQ dans l’UE ont été victimes de discrimination au cours des 12 derniers mois, soit une augmentation de 6 points de pourcentage par rapport à la dernière enquête de 2012. Pour les personnes transgenres, ce chiffre est passé à 60 %. (…) La discrimination est une violation des droits de l’homme qui ne devrait avoir lieu nulle part dans le monde. Nous sommes cependant fermement convaincus que l’Europe devrait jouer un rôle moteur dans la protection et la promotion de l’égalité pour tous », ont-il conclu.

Une info repérée sur Têtu

 

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