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« Faut qu’on parle », le docu’ qui brise le tabou de l’homosexualité dans le sport

Manon de Meersman

Depuis toujours, l’homosexualité dans le sport de haut niveau est considérée comme un tabou. À l’instar du nageur olympique canadien Markus Thormeyer, six grand·e·s sportif·ve·s se sont livré·e·s sur leur parcours et la difficulté d’assumer son appartenance à la communauté LGBTQI+ dans le milieu dans le documentaire « Faut qu’on parle » diffusé ce week-end sur Canal+.


L’homosexualité constitue un véritable sujet tabou dans le domaine sportif de haut niveau. Les preuves en témoignant sont nombreuses. Par exemple, Antoine Griezmann avait déclaré dans le documentaire “Sport vs homophobie, un match à gagner”: “l’homophobie dans le foot, ça suffit!”. Autre exemple: il y a quelques temps, la Ligue de Football Professionnel avait demandé à ses capitaines et arbitres de porter un brassard arc-en-ciel lors de la Journée Mondiale de Lutte contre l’Homophobie. Ce sont ces besoins essentiels de scander haut et fort que l’homosexualité n’a rien de touchy qui prouvent qu’à l’heure actuelle, l’homophobie dans le sport de haut niveau continue de persister.

Lire aussi: FAUT QU’ON PARLE: de l’homosexualité masculine comme sujet tabou dans le sport

Dans le documentaire « Faut qu’on parle », la judokate Amandine Buchard, le rugbyman Jérémy Clamy-Edroux, le patineur Kévin Aymoz, la basketteuse Céline Dumerc, le nageur Jérémy Stravius et l’escrimeuse Astrid Guyart, toutes et tous des athlètes de haute voltige, ont décidé d’assumer leur homosexualité en revenant sur leur parcours et les difficultés engendrées dans le milieu de par leur orientation sexuelle.

Libérer la parole


Discriminations, anxiété, isolement, persécutions… Dans « Faut qu’on parle », ces sportif·ve·s reviennent sur la réaction de leur équipe face à leur homosexualité. « C’est dur de révéler son homosexualité alors que ça fait dix ans qu’on entend des blagues homophobes à l’entraînement » confie Astrid Guyart. Le regard des autres devient alors pesant, comme si la personne devenait l’ombre de son homosexualité aux yeux des co-équipiers·ières.

J’ai eu des coéquipières qui avaient peur de prendre leur douche en même temps que moi, comme si j’allais scanner toutes les filles »,


explique Céline Dumerc. Jérémy Clamy-Edroux revient également sur le moment de la douche après l’entrainement, insistant sur l’attitude à adopter dans les vestiaires pour que les malentendus n’explosent pas. Lorsqu’il a fait son coming-out auprès de son équipe, il explique que ses co-équipiers « ont été surpris, ils pensaient que c’était une blague. Puis ils ont apprécié ma sincérité et ont appris à me connaître. Je ne pense pas que le milieu du rugby est homophobe. Il est un peu macho, mais personne ne m’a tourné le dos. »

La diffusion du documentaire a suscité de nombreuses réactions sur la Toile. Et pour cause: il s’agit d’un grand pas dans ce milieu. Briser le tabou est difficile, mais le docu’ « Faut qu’on parle » libère la parole, en prônant la bienveillance avant tout. De nombreux·ses internautes ont souligné le courage de ces athlètes.


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Une marque de courage qui entre-ouvre une nouvelle porte et non des moindres; celle de la tolérance.

« Faut qu’on parle », un documentaire à (re)voir sur Canal+. 

 

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