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Témoignage: « J’ai un don paranormal »

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Certains appellent cela un don paranormal, d’autres refusent d’y croire. Fiona, 30 ans, est voit, sent, perçoit, entend et devine les choses de façon extra lucide. Et n’a pas eu d’autre choix que d’apprendre à vivre avec cette particularité… épuisante.

« J’étais très jeune, 4 ans je pense, lorsque je me suis rendu compte que je percevais des choses que les autres ne pouvaient pas percevoir. Comme cet homme que je voyais souvent dans les escaliers, et qui me regardait toujours de façon très pénétrante. Et ce cri qui provenait de la cage d’escaliers. Au début, je pensais que tout le monde voyait cet homme et entendait ce cri, c’est pourquoi que je ne trouvais pas ça étrange ni effrayant, c’était juste normal.

Arrêter de voir

Ce n’est que lorsque j’en ai parlé à ma mère que j’ai réalisé que personne d’autre ne voyait tout ça. Heureusement, ma mère a bien réagi et m’a dit que je n’avais qu’à le chasser. C’est donc ce que j’ai fait. Avec le recul, je sais que ce n’était pas la solution, car ce faisant, j’ai inhibé une partie de moi-même. Mais j’avais peur, donc à ce moment-là, je voulais juste que ça s’arrête. J’avais la ferme intention de faire cesser ces visions. Je n’en voulais plus. C’est ainsi qu’elles ont presque cessé. Mon intuition, elle, restait très présente.

Comme la fois où une famille a attiré mon attention dans un centre commercial. En les croisant, j’ai ressenti un sentiment étrange. Plus tard, j’ai su que ces gens ont eu un accident de voiture en rentrant chez eux.

Je ne suis pas seule

J’ai essayé de mettre tout ça de côté et j’ai réprimé ce que je ressentais, jusqu’à ce qu’à 12 ans, grâce à une émission télé, j’ai alors découvert que d’autres personnes étaient comme moi. Ce fut un soulagement, une prise de conscience.

Mais je ne voulais pas être considérée comme un monstre, alors je me suis tue. Et j’ai nié une part de moi-même. Mais ce n’était pas tenable.

Refouler cette partie importante de moi m’épuisait. À un moment, alors que j’étais étudiante, j’ai fait un choix. J’allais changer mon fusil d’épaule. Je voulais savoir ce qu’il y avait de si différent chez moi et comment en tirer parti. Mais surtout, je voulais être moi-même, avec tout ce que cela implique. Je suis allée voir un psychologue, j’ai suivi des formations, fait des exercices et pris des cours, j’ai fait tout ce que je pouvais. Et finalement, j’ai eu la confirmation que ce que je sentais ou voyais n’était pas le fruit de mon imagination. J’avais des prémonitions. D’un côté, j’étais rassurée, mais d’un autre, c’était aussi un fardeau. Je devais apprendre à vivre avec ça. J’ai réussi, à force de persévérance.

Des êtres de lumière

Avant, je ne savais pas définir ce que je voyais, je ne pouvais pas le nommer. Maintenant, je sais que ce sont des âmes, des entités. Parfois, je vois aussi des êtres de lumière, que j’appelle des anges.

Ils sont là quand je sens une présence derrière moi, ou lorsque je vois une couleur ou une lueur autour des gens. Cela me donne des indications sur l’énergie de ces personnes. Parfois je vois des gens en chair et en os, parfois je sens des odeurs inhabituelles. Dans les endroits fort fréquentés, je contiens mon énergie, pour ne pas tout voir de façon extralucide. Si je ne le fais pas, alors de banales courses au supermarché pourraient devenir très intenses et exténuantes. Je verrais directement que tel homme se sent déprimé, ou que telle femme est triste ou a mal. Hormis en cas d’urgence ou lorsque ça me concerne, je laisse tomber.

Partager ces visions

Par exemple, mon compagnon et moi étions récemment sur le point d’aller garder une maison en Nouvelle-Zélande. Un mois avant de partir, j’ai eu des visions de vagues et d’eau. Je savais que je ne devais pas nier cette sensation. Nous avons annulé notre séjour là-bas. Et nous avons bien fait: pile au moment où nous aurions dû y être, la région et cette maison ont été ravagées par un cyclone. Heureusement, mon compagnon ne nie pas mes prémonitions. Il a, comme moi, des pressentiments limpides. Je vois ce qui va se passer, lui le ressent. C’est fantastique de pouvoir tout partager avec lui, ma vie et mes visions. Il est aussi le seul à qui je raconte tout.

Pas un oracle

Pour les autres, j’ai appris à ne pas m’ériger en oracle. Je ressens beaucoup de choses, j’ai des visions, je vois régulièrement ce qui va se produire dans le futur, mais je ne le prédirai jamais à personne.

Délibérément, je choisis de ne pas partager tout ce que je ressens. Je ne veux pas que les gens dépendent de moi. Il est plus important qu’ils apprennent par eux-même ce qui est bon ou mauvais pour eux.

Si quelqu’un est préoccupé, je peux le rassurer ou lui donner un coup de main pour qu’il cherche lui-même des réponses. Par contre, je trouve que ça a du sens d’aider les gens qui sont dans le même bateau que moi. J’ai étudié la Psychologie et je trouve intéressant de combiner ces connaissances scientifiques avec mon côté ‘spirituel’. Je coache les femmes qui ont un certain niveau d’études et des visons extraordinaires. Je veux les inspirer à entrer en contact avec leurs propres perceptions et à leur faire confiance. C’est merveilleux de voir qu’elles aussi apprennent à s’accepter. Et qu’à leur tour, elles peuvent en aider d’autres. »

Interviews: Nele Reymen et Stéphanie Ciardiello.

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