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Témoignage: “J’ai testé le BDSM dans une salle de jeux érotique”

Avec 50 nuances de Grey, E.L. James a prouvé que les espaces BDSM ne s’apparentaient pas toujours àdes caves miteuses. Notre journaliste a testéune “salle de jeux” luxueuse pour réveiller l’Anastasia qui sommeille en elle.

Avant de vous raconter mon expérience, un petit mot d’explication s’impose. BDSM signifie littéralement “Bondage & Discipline (BD), Dominance & Submission (DS) et Sadisme & Masochisme (SM)”. Pourtant, ce n’est pas parce qu’on aime le BDSM qu’on est forcément fan de toutes ces facettes. Un amateur de BDSM n’est pas l’autre et chacun est libre de choisir les aspects de la pratique qu’il souhaite essayer, de fixer ses limites, mais aussi de jouer le rôle qu’il désire, sachant que ces rôles peuvent être inversés.

Alors oui, le qualificatif ‘pervers’ peut être utilisé pour qualifier cette pratique, mais l’ouverture, la confiance et le respect sont les maîtres-mots pour s’y adonner.

Il est faux de penser que le partenaire soumis n’a pas son mot àdire. Le BDSM est une forme de jeu sexuel. Et c’est à vous et votre partenaire de discuter de ce que vous désirez et de fixer les règles, àdeux, toujours.

Hit me baby one more time

Lorsque le propriétaire de SPNKD a rencontrél’amour de sa vie il y a quelques années, les deux tourtereaux se sont rapidement trouvéun fantasme commun : le BDSM. Mais après avoir donné naissance àleurs enfants, leur nid d’amour ressemblait plus àun épisode de La Fête a la maison qu’à50 nuances de Grey. Ils se sont alors mis en quête d’un club BDSM dans lequel ils pourraient expérimenter leurs fantasmes. Mais cela s’est avéréplus difficile que prévu. A chaque fois, le couple se retrouvait dans des caves glauques dépourvues de tout esthétisme. Il n’y avait plus qu’une solution : fonder leur propre salle de jeux pour adultes. Et c’est ce qu’ils ont fait en créant un espace qui ressemble àtout sauf àun sous-sol crasseux duquel on aurait envie de s’enfuir le plus vite possible.

SPNKD est un lieu moderne, cosy, soigne, spacieux, mystérieux et même romantique. La décoration y est design, l’éclairage sensuel et l’espace est parsemé de vases remplis de tulipes.

En résumé, l’intérieur est digne des plus jolis ‘boards’ Pinterest et l’on s’y sent directement à l’aise. En plus d’un lit géant àbaldaquin, d’un coin salon cosy, d’une terrasse avec de jolis meubles de jardin, de plantes, de bougies et d’une spacieuse baignoire autoportante, je remarque aussi quelques éléments de décoration plus… atypiques, dirons- nous. Un canapéen cuir couleur cognac de bondage, un espace de douches avec pommeaux en cuivre, une cage en acier, une croix de saint André, des crochets et des poulies disposés stratégiquement un peu partout… Tout est aménagéavec tant de subtilitéque l’endroit ne ressemble pas du tout à un donjon BDSM, au contraire : SPNKD respire le romantisme et la sensualité. Je me sens tout à fait prête à y jouer les “Anastasia”, le temps d’une nuit en tout cas.

Des jouets pour les grands

Si vous regardez dans ma table de chevet, vous découvrirez assez vite que le concept de sex-toy ne m’est pas totalement étranger. Au fil des années, j’ai accumulé une belle collection d’accessoires coquins, comme des vibromasseurs, un bandeau pour les yeux, une paire de menottes, une plume àcaresses et même quelques fouets. Je dois dire que j’aime tenter de nouvelles expériences avec mon chéri, et que je ne dis pas non àune petite fessée de temps àautre. Mais les objets que l’on trouve chez SPNKD ne sont pas du même calibre que mes gadgets. Je vais donc devoir apprendre sur le terrain. Ici, tous les objets sont parfaitement entretenus et nettoyés après chaque usage. Àvrai dire, presque aucun d’entre eux ne m’effraie vraiment.

Seuls l’écarteur de jambes (que je reconnais grâce à la trilogie 50 nuances) et les différentes pincesà mamelons me font sourciller. Je ne suis pas certaine que ce sera ‘mon truc’, mais je veux bien essayer, pour ne pas mourir bête.

Par contre, je sens bien que les crochets et poulies accrochés au sol et au plafond, ainsi que les bancs d’éducation (ou bancs à fessées) ne sont pas faits pour moi. Mais ça ne pose aucun problème, le principe du jeu étant de faire ce que l’on a envie de faire, sans se forcer ! Ce dont j’ai envie, moi ? Me faire accrocher sur le canapé de bondage ou aux barreaux du lit par mon chéri, me faire bander les yeux aussi… Que mon homme me donne des ordres, une fessée et m’excite jusqu’àce que je le supplie de me donner un orgasme. J’aime aussi l’idée de me promener nue et de le servir a sa guise. Mais pour commencer, en douceur, nous décidons d’ouvrir une bouteille de bulles et de prendre un bain chaud ensemble, pour discuter de ce qui nous attend.

L’importance de communiquer

L’une des fausses idées que l’on se fait sur le BDSM, c’est que l’un des partenaires domine et que l’autre ne fait qu’endurer ses désirs les plus sournois. Le BDSM, c’est bien plus que de jouer au maître et à l’esclave ou que de se flageller. Si vous voulez vraiment vous immerger dans l’univers de M. Grey et de Miss Steele, vous devez comprendre que tout commence par une conversation approfondie et une confiance mutuelle.

Qu’attendez-vous l’un de l’autre ? Quels sont vos souhaits et vos désirs ? Où sont vos limites ? Comment voulez-vous que l’autre s’y prenne ? Qu’est-ce qui stimule votre imagination et votre excitation ? Vous faites-vous entièrement confiance ? Jusqu’oùvoulez-vous aller ? Et comment et par oùallez-vous réellement commencer ?

Je peux vous dire qu’après avoir repondu àces questions et préoccupations, l’eau de notre bain est presque froide… Mais ça y est : on sait vraiment ce que l’on veut et on est prêts àexplorer nos limites ensemble. Nous avons décidé que c’est lui qui me dominerait ce soir. On a aussi fixédes noms de code : ‘vert’ si j’ai envie qu’il y aille plus fort, ‘rouge’ quand ma limite est atteinte et ‘noir’ si je veux qu’il arrête immédiatement. Il sait aussi exactement jusqu’oùje veux aller et ce que je trouve excitant ou non. Une grosse fessée ? Yes, please ! Me tirer les cheveux ? Yiiihaaa. Me faire mal aux seins ou au vagin ? Hors de question ! Il peut me bander les yeux, me donner une fessée ou encore me fouetter, mais je ne veux pas être humiliée. Il peut me prendre de façon brutale et choisir les positions dans lesquelles on fait l’amour, toutefois je dois aussi avoir ma dose de plaisir. Mais le plus important, c’est qu’il sait que je lui fais confiance et que je suis heureuse de lui laisser les rênes, au sens propre comme au figure.

C’est l’heure de jouer!

Àvrai dire, le concept nous excite tant, qu’on ne parvient pas à attendre le premier coup de fouet. En sortant du bain, on commence déjà àfaire l’amour… Mais après cette petite folie, on décide de se reprendre : nous voilàprêts àfaire monter l’excitation petit àpetit et àexplorer pas àpas les limites de notre imagination. Il m’ordonne de m’allonger sur le dos, sur le canapéen cuir de bondage. Il prend alors deux cordes et deux gros bracelets. Il les enfile a mes poignets, très lentement, et attache mes mains aux pieds du canape, sans dire un mot. Je le regarde fixement, je le trouve super viril, mystérieux et excitant. Après m’avoir attachéle bras, il va chercher l’écarteur de jambes sur l’étagère. Je me sens nerveuse, mais suffisamment en sécurité pour le laisser faire.

Je suis là: ligotée et impuissante, mais ôcombien dans mon élément. Chéri commence àme caresser lentement le corps avec l’un des fouets et à me fouetter de temps en temps. Il gère tout à fait la domination : il me taquine, m’excite, m’embrasse, mais s’occupe de moi aussi.

Quand je me tortille à cause de l’excitation, les bracelets me coupent un peu la peau, mais cela rend la situation encore plus excitante. Il m’embrasse si intensément que j’ai presque envie de jouir. Soudain, je me sens atrocement limitée dans mes gestes. J’ai envie de l’attraper et de lui enfoncer mes doigts dans la peau, mais je ne peux pas, je suis attachée. Je veux qu’il vienne en moi, ne faire plus qu’un avec son corps… Je crie “noir” et le supplie de me détacher. Mais très vite, je change d’avis : j’ai encore envie de jouer. Je me tourne vers lui et lui susurre : “Oups, je pense que je mérite une fessée. Je n’ai pas éte une gentille fille.” Il comprend immédiatement. Sur le canape, il y a des coussins qui permettent de surélever les hanches. Je me couche sur le ventre et pousse mes fesses très haut dans les airs. Il choisit alors un fouet dans le casier. Il ne faut pas longtemps avant que je sente mes fesses chauffer. J’alterne entre rires et cris de douleur. Comment quelque chose d’aussi vicieux peut-il en même temps être si agréable ? On s’amuse beaucoup, mais on doit bien admettre que le côté “discipline” n’est pas notre fort, car, finalement, on détache les cordes, les menottes et on jette les fouets pour s’abandonner complètement l’un àl’autre. Ca, ce sont des préliminaires ! Quand nos yeux se croisent, on se met a rire. Se mettre dans ces rôles était vraiment drôle, mais la, on a juste envie de se câliner, de se caresser en douceur et d’être aussi proches que possible l’un de l’autre. Notre conclusion ? Le BDSM n’a rien d’une frénésie, c’est de l’amour !

L’after-party

Plus d’une heure plus tard – il est presque minuit maintenant – nous discutons toujours de l’expérience que nous venons de vivre. “C’était si excitant !”, “On était trop en communion l’un avec l’autre”, “C’est merveilleux de se laisser aller comme ça”. C’est comme si venions de disparaître de la surface de la terre pendant des heures, perdus dans un monde que lui et moi seuls connaissons. Bien que nous n’ayons pas utiliséla moitie des accessoires et des infrastructures, tout ce qu’on veut faire maintenant, c’est se glisser ensemble dans le gigantesque lit àbaldaquin pour partir au pays des rêves peau contre peau. Nous sommes fatigues, mais comblé

Envie de visiter la perle cachée de SPNKD ? Surfez sur www.spnkd.com.

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