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Gen F

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Témoignage: le Coronavirus a ruiné mes projets



2020 devait être leur année, mais le Coronavirus a débarqué. 8 lectrices nous racontent comment la pandémie a mis leur avenir sur pause.

Gaëlle devait se marier début mai, après 15 mois de préparation.


« Nous devions nous marier le 02 mai civilement et le 09 mai avec tous nos proches, après 15 mois de préparation. Lors de la première annonce du confinement le 18 mars, on n’a pas réalisé que notre mariage pourrait être mis en péril, on restait confiants. Mais les journées ont commencé à être rythmées par l’incertitude, les doutes et le stress. On ne pouvait plus avancer sur nos préparatifs, nos tenues n’étaient pas prêtes. Ce n’était évidemment pas comme ça qu’on voulait vivre les derniers préparatifs de notre mariage… Puis, le 30 mars, lorsque le gouvernement a prolongé les mesures de confinement et évoqué une possible prolongation supplémentaire jusqu’au 3 mai, nos espoirs se sont évanouis, ça a été notre déclic.

Après le coup de massue, sont venues les larmes et l’annonce difficile de l’annulation aux proches, qui tentaient de nous consoler à distance. Je culpabilisais d’être si triste, face à l’ampleur du drame qui touche le monde entier. Pourtant, j’avais le coeur gros.


Mais au final, nous avons eu une chance inouïe de pouvoir compter sur une annulation et réserver le 26 septembre 2020. Une date symbolique puisqu’elle coïncide avec le jour exact de nos 12 ans de relation. Un signe ? Surement. Et si je savais déjà que je voulais passer mon existence avec mon fiancé, être confinée 24h/24 avec lui, n’avoir que son épaule pour craquer, ne compter que sur lui pour apaiser mes angoisses, m’a fait réaliser qu’il n’a pas besoin d’être officiellement mon mari pour être l’homme de ma vie et celui qui me porte au quotidien. Et l’éloignement avec nos proches nous a permis de comprendre à quel point nous voulions vraiment passer ce cap à leurs côtés, que nous avons plus que jamais besoin et envie de partager avec eux ces moments de joie. Pour nous, le mariage symbolise la concrétisation de notre engagement et le début d’une nouvelle aventure que nous n’imaginons pas sans nos familles et notre bande de copains.  »

Emilie n’a pas pu entamer le stage qui lui donnait enfin accès au job de ses rêves


« Je suis diplômée comme assistante vétérinaire depuis 3 ans et j’ai beaucoup de mal à trouver un travail en Belgique, car les places sont peu nombreuses. J’avais un travail en France mais je n’en pouvais plus de faire les trajets. J’ai donc décidé de l’arrêter et de faire une formation supplémentaire en secrétariat (d’autant que c’est également une bonne part du boulot d’assistante vétérinaire). Un peu à contre cœur, car les animaux sont une véritable passion pour moi, mais je me devais de trouver un emploi plus stable. Finalement, après de nombreuses demandes, j’ai malgré tout obtenu un stage à Sans Collier asbl. C’était une énorme joie, car ce stage aurait pu allier mes deux diplômes. De plus, les refuges sont le lieu où je rêve de travailler depuis toujours. Cela me permettrait d’être au cœur même de la défense animale, qui est si importante pour moi.

Je voyais enfin la lumière au fond du long tunnel de remplacements, déplacements, etc. Mais voilà, le confinement est tombé et mon année de formation est arrêtée.


Nous avions encore deux mois avant le stage….  Sans Collier ne peut pas prendre de nouveaux bénévoles suite au Coronavirus et je ne peux même pas profiter de cette période pour aller les aider et apprendre. Je me disais que tout ce que j’avais fait jusqu ici n’etait pas en vain, que toutes ces embûches et ce travail en valait la peine….  Mais désormais tout est remis en question. Et je me retrouve chez moi, sans boulot, sans études et moralement c est vraiment difficile de se dire que je n ai rien. »

L’amoureux de Zoé ne peut pas venir en Belgique pour le moment


“Il y a bientôt deux ans, je suis tombée follement amoureuse. Mon homme est ­plongeur sous-marin et travaillait à Bellewaerde à l’époque. Je l’ai contacté via les médias sociaux et une chose en a entraîné une autre. Après son contrat d’été, il a dû rentrer chez lui au Mexique. Notre relation a continué et nous essayons de nous voir tous les deux mois. Nous nous appelons tous les jours, mais l’envie d’être ensemble pour toujours et qu’il n’y ait plus de distance entre nous ne cesse de grandir. Il devait revenir pour quelques mois en Belgique à la fin du mois de mai, afin qu’on puisse introduire une demande de séjour, mais le Coronavirus a compliqué les choses. La chance que nous puissions nous retrouver cet été est faible. Comme la chance qu’il soit avec moi pour de bon dans un an. Entre-temps je me fais beaucoup de soucis pour sa ­santé. Les soins au Mexique sont sous-développés et comme une grande partie de la population travaille et vit dans la rue, un confinement y est pratiquement impossible. Sa santé est pour moi une priorité absolue en ce moment. Et je suis prête à attendre. Oui, ce sera difficile et je pleurerai de temps en temps, mais cela en vaudra la peine.”

Lien, 35 ans, n’a pas pu ouvrir sa boutique


“Le soir du vendredi 20 mars, mon magasin, Detail, aurait dû ouvrir ses portes. J’avais ­invité près de 100 personnes pour une ­réception et, samedi et dimanche, nous ­allions vivre un grand week-end ­d’ouverture. Je sentais bien que la situation se dégradait, mais la déception a tout de même été ­grande quand j’ai appris que les magasins non-­essentiels allaient devoir fermer. Ce qui voulait dire que Detail n’allait pas pouvoir ­ouvrir. L’année précédente, j’ai quitté mon emploi pour me concentrer pleinement sur le magasin et son ouverture. J’étais ­parfaitement dans les temps, mais j’ai perdu mes moyens quand j’ai réalisé que mon rêve n’allait pas pouvoir se réaliser comme je ­l’imaginais. Je me suis vite reprise et j’ai tout fait pour pouvoir au moins commencer ­online. Après une semaine de combat ­acharné, j’ai pu ouvrir ma boutique en ligne.

Si un sentiment m’a envahie pendant cette folle période, c’est la gratitude. Mes amis et ma famille ont fait bloc derrière moi. Ce qui a été inestimable.


J’ai maintenant la sensation d’avoir pris un bon départ. Il y a un intérêt pour les produits que je propose, les ­réactions positives pleuvent et je réalise des ventes. Je garde pour le moment les pieds sur terre, car une crise économique couve et pour être honnête, cela me fait un peu peur. Je suis l’actualité et dès que les ­magasins non-essentiels pourront rouvrir, Detail ouvrira ses portes. J’ai hâte de ­pouvoir accueillir les clients et les inspirer avec ma boutique. Et ce grand week-end d’ouverture ? Il aura lieu !”

Caroline, 29 ans, n’a pas pu recevoir de visites après son accouchement


“Ce qui aurait dû être le plus beau jour de ma vie a été ­assombri par le Coronavirus. J’ai accouché le 17 avril de notre premier enfant et même si mon mari et moi attendions cet ­événement depuis plus de deux ans, je me suis rendue à la ­maternité avec des sentiments mitigés. J’ai déjà fait une fausse couche à 12 semaines de grossesse et même si tout ­allait bien cette fois, je ne pouvais pas m’empêcher de me faire du souci. Le fait que mon compagnon n’ait pas pu être présent aux dernières échographies m’a aussi pesé. Qu’il ne puisse pas rester dormir à l’hôpital encore plus. La séance de kiné que nous avions prévue a été annulée et la livraison des ­dragées sera assez compliquée. Ce sont des petites choses, mais j’avais imaginé une naissance un peu moins mouvementée. En ce ­moment, ­beaucoup de scénarios-catastrophes me tournent en tête. Par exemple, j’ai peur que mon mari tombe malade et qu’il ne soit pas autorisé à rester à la maison avec notre bébé et moi. Bien sûr, la santé de notre enfant reste le plus important et je ­comprends qu’il faille sacrifier certaines choses pour ça.”

Inès, 24 ans, a dû mettre ses rêves sur pause


“Mon compagnon et moi essayons d’avoir un bébé depuis deux ans, mais ça ne marche pas comme on ­l’espérait. L’année passée, on m’a ­diagnostiqué un syndrome des ovaires polykystiques (PCOS), ce qui signifie que mes ovules ne mûrissent pas ­suffisamment et que je ne tomberai ­vraisemblablement pas ­enceinte ­naturellement. Nous avons ­entamé les procédures pour une ­fécondation in ­vitro. J’ai entre-temps fait une grossesse extra-utérine et une fausse couche. Je suis donc capable de tomber enceinte, mais la suite peut mal se passer. En ­février, j’ai dû à nouveau prendre des hormones et me faire ­transférer un ­embryon. Mais j’étais un peu malade et n’étais donc pas ­bienvenue à la clinique de fertilité. Je le comprends, mais c’est dur à entendre quand on a le corps plein d’hormones et un désir d’enfant qui a déjà dû tant ­attendre.

Pour le moment, notre vie est sur pause et je ne pense qu’à une chose : mettre un enfant au monde. Mais le moment où on pourra ­reprendre le ­traitement n’est pas ­encore clair et ­dépend de l’évolution du Coronavirus.


À quand est reportée ma future ­grossesse ? Je l’ignore. Un mois ? Deux mois ? Six mois ? Nous dépendons ­entièrement des autres et sommes pour le moment impuissants.”



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