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© Getty Images

Témoignage: Astrid, 30 ans, a grandi avec neuf frères et soeurs



Grandir dans une famille nombreuse, au sein d’une tribu de frères et sœurs, rêve ou cauchemar ? Plutôt la première option, ainsi que le dévoile Astrid, 30 ans, journaliste, dont la fratrie compte dix enfants et qui n’aurait voulu pour rien au monde d’une plus petite famille.



Afin de décrire son quotidien dans une fratrie de dix ­enfants, Astrid confie avec humour avoir « une famille de fous. »

Pour vous donner une idée de l’ambiance, c’est ­parfois aussi agité que la première scène de Maman j’ai ­raté l’avion. Disons que nous sommes tous assez ­énergiques.


De l’aînée, née en 1983, à la petite dernière, née 21 ans plus tard, chacun des membres de la famille a une personnalité bien à lui, ainsi qu’un rôle bien défini. “Marie-Laure, l’aînée, est un peu notre deuxième maman. Enfant, elle nous occupait avec mille jeux, j’en garde un souvenir magique. Et puis il y a François, 1985, sérieux et les pieds sur terre, mais aussi le premier à sortir une grosse blague potache, Valentine, 1987, mystérieuse, ­artiste, entrepreneuse, suivie de moi, en plein milieu, qui entretient de super relations avec tous mes frères et sœurs”, raconte Astrid.

Chacun sa place


Et de poursuivre son énumération avec “Marguerite, 1990, un ange, toujours souriante, ­Grégoire, 1991, et Sylvain, 1994, qui ensemble forment un duo hilarant et inséparable, Juliette, 1998, “tout ­simplement hilarante, Angèle, 2002, qui mêle cœur tendre et caractère bien trempé, et enfin Pauline, 2004, la petite dernière, craquante.” Une sacrée fratrie, dont la dynamique a évolué au gré des années : “je suis la quatrième. Avec ­autant d’enfants, forcément, la place qu’on occupe évolue. J’ai longtemps fait partie des petits. Vers l’âge de 15 ans je suis devenue une petite maman pour les suivants. ­Aujourd’hui, tout le monde a grandi, ce qui fait que nous sommes amis autant que frères et sœurs et c’est formidable.”

Un pour tous, tous pour un


Formidable, aussi : le noyau de soutien inconditionnel sur lequel les dix frères et sœurs peuvent tous compter. Comme en 2008, quand leur sœur Marguerite est décédée inopinément à l’âge de 18 ans. “Elle était adorable, avec de grands yeux bleus magnifiques, elle savait aussi se faire entendre quand quelque chose la dérangeait. Son décès a été un gros coup pour la famille, mais ça nous a encore plus rapprochés.” Car c’est là aussi l’avantage d’une famille nombreuse, ainsi que l’explique Astrid : forcément, on n’est jamais seul.

Quand on vit un drame, des moments difficiles, il y a toujours quelqu’un qui est là pour vous… Il y a le choix, et toujours bien un de dispo.


Même si ­forcément, avec une smala pareille derrière soi, “le plus difficile, c’est de devoir prendre son indépendance, c’est à dire apprendre à vivre seule.” Un tout petit désagrément, insignifiant face au bonheur que lui procure sa fratrie. D’ailleurs, Astrid l’affirme : elle n’a jamais rêvé d’être fille unique. Et elle ne se voit pas n’avoir qu’un seul enfant non plus, même si ainsi qu’elle le souligne dans un sourire, “à trente ans, il faudra repasser pour la famille nombreuse. J’aimerais au moins deux enfants, et quoi qu’il arrive, ils auront plein de cousins.” En attendant, Astrid confie avoir “un immense respect pour ma maman qui a eu dix enfants et a toujours réussi à entretenir une relation particulière avec chacun d’eux. Chacun de nous se sent privilégié à ses yeux .”

Les plus:   “C’est une force car j’ai appris à vivre en communauté et ce que ça implique de partages et d’acceptation de l’autre.”

Les moins:  “Cela m’a pris beaucoup de temps d’apprivoiser la solitude une fois adulte.”

Article: Kathleen Wuyard




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