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CLIMAT: le coup de gueule de Laurie, 26 ans, sur la « génération sacrifiée »

Camille Hanot

Dimanche 10 octobre 2021, à la veille de la COP26 – la prochaine conférence sur les changements climatiques -, 50 000 personnes ont marché pour le climat à Bruxelles. Parmi elles, Laurie alias @goodmorninglau sur Instagram. À 26 ans, cette influenceuse belge green pousse un cri de peur, dans un billet émotionnel baptisé « génération sacrifiée ».

« Qui nous a volé notre été? Je me lève il fait gris, je me couche il pleut. Et pourtant. Tout semble brûler autour de nous, vagues de chaleur en Grèce, feux en Turquie, cet été est définitivement déchainé. Finalement, n’est-ce pas chaque année le constat? « Mois de Juillet le plus pluvieux jamais enregistré » « Canicule la plus intense depuis 2012 ». Tous les ans, on repousse une certaine limite, on s’étonne, on se plaint. Puis on passe à autre chose. Et moi, ça me terrifie. Ce n’est pas tant la météo qui m’angoisse, c’est le climat. Les variations soudaines, les pluies torrentielles, les vagues de chaleur, le tout s’enchainant à une vitesse folle qui me donne la nausée.

J’ai 26 ans, je fais partie de la génération Y, la génération qui se réveille, qui enfonce les portes mais qui crie aussi au désespoir. Une génération bercée entre l’espoir, la colère et même parfois la résignation. Une génération d’éco-anxieux.e.s. »

Il y a quelques semaines, l’influenceuse belge Laurie, ingénieure de formation, sortait, sur le blog « Good Girls » un article baptisé « Génération Sacrifiée ». Écrit en trois temps, durant notamment des nuits d’insomnie, en pleine crise d’éco-anxiété, ce dernier débute en rappelant les catastrophes naturelles (vague de chaleur en Grèce, feux en Turquie, inondations à Liège) qui se sont enchaînées en un gros mois cet été 2021. Il fait ensuite écho au rapport du GIEC, sorti le 9 août dernier, qui fait état de l’avancée de la crise climatique. « Le GIEC, c’est le groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, ce sont les types qui tirent la sonnette d’alarme tous les ans… et qu’on ignore, tous les ans. (…)  Plus j’avance dans ces pages, plus j’ai la gorge qui se noue et les larmes qui montent. Chaque mot que je lis pèse un peu plus lourd sur ma poitrine. On ne parle plus d’échéances à plusieurs siècles, la vague arrive et elle est pour nous. Nous sommes la génération sacrifiée. »

Lire aussi: À SUIVRE : @goodmorninglau, l’influenceuse qui décrypte les marques de greenwashing

Exprimer sa peur

Le billet de Laurie se termine par un cri du cœur, un cri de peur. « J’écris depuis des années des articles concernant l’environnement sur le blog.

Rares sont les fois où j’emploie un ton dramatique mais cette fois, il était nécessaire que j’exprime ma peur et mes émotions. La situation me pèse chaque jour un peu plus. Et c’est le cas pour de nombreuses autres personnes.

Avec le ton employé dans cet article, je veux dire à tout le monde, que c’est ok d’avoir peur, d’être anxieux, de vouloir se protéger, qu’aujourd’hui si nos dirigeants ne comprennent pas les chiffres, nous devons les prendre par l’émotion. Je ne suis pas la seule à déplorer que personne n’agit, que la plupart des gens préfèrent fermer les yeux.

Avec cet article, je voulais aussi rappeler que nous faisons partie d’un écosystème. L’humain fait partie de la nature. Si on détruit la nature, on détruit l’humain. Nous ne sommes, en effet, pas capables de vivre dans un écosystème où plusieurs pièces sont manquantes. Le vivant, c’est nous. On ne peut pas continuer à laisser les dirigeants, les grandes entreprises et les personnes influentes détruire le vivant sans réagir. J’aime vivre et j’ai envie d’avoir une vie décente. Aujourd’hui, je fais partie des privilégiées mais il y a déjà des personnes qui n’ont plus une vie descente à cause du changement climatique que ce soit pour les Liégeois, les Grecques, les Turques, les gens envahis par les déchets plastiques… Il est temps qu’on arrête de fermer les yeux »

Pour lire l’entièreté du billet de Laurie, c’est ici.

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