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Stealthing - Getty

Le « stealthing » reconnu comme agression sexuelle en Californie, et en Belgique?

Laurane Wattecamps

Le stealthing, soit le retrait non sollicité du préservatif pendant les rapports sexuels, est désormais une infraction pénale dans l’État américain de Californie. Cet acte est également reconnu comme une forme de violence sexuelle en Belgique.

Quiconque a vu la série à succès « I May Destroy You » a déjà entendu parler de ce mot. Dans la série, l’actrice et scénariste Michaela Coel parle de ses propres viols, dont l’un d’entre eux est nommé « stealthing ». En d’autres termes : retirer secrètement le préservatif pendant les rapports sexuels.

« La tendance », aussi horrible soit-il de la nommer de la sorte, fait de plus en plus la Une des médias depuis 2017, notamment suite à une étude du Columbia Journal of Gender and Law par Alexandra Brodsky. De plus en plus de personnes en Amérique sont victimes de stealthing. On peut d’ailleurs lire sur certains forums que des hommes se sont même encouragés entre eux à le faire avec leurs partenaires.

Criminel en Californie

Il semble enfin y avoir une certaine justice. La membre du Congrès californien Cristina Garcia fait campagne contre cet acte odieux depuis 2017. Le 7 septembre, l’État américain a finalement adopté la loi d’incrimination de ce geste, qui a également été signée il y a quelques jours, la rendant ainsi d’application.

S’il n’y a pas de consentement verbal pour faire l’amour sans préservatif, il n’y a pas de consentement mutuel pour le rapport sexuel. La Californie est le premier État américain à adopter cette loi. Cela donne à la victime le droit de saisir le tribunal civil et de demander réparation.

Également punissable en Belgique

Malheureusement, les actes de stealthing n’existent pas qu’outre-Atlantique. La Belgique est aussi touchée même s’il « n’y a pas de chiffres exacts », a déclaré Boris Cruyssaert, attaché de presse de Sensoa. « Bien que nous soyons régulièrement appelés par des étudiants en médecine qui nous disent que ce sont surtout les jeunes filles qui sont confrontées à cette dérobade. Elles consultent ensuite leur médecin parce qu’elles ont peur des MST ou des grossesses. Mais aussi parce qu’elles ont le sentiment d’avoir été trompées et/ou abusées ».

« Quand on regarde le côté juridique en Belgique, on peut dire que la dissimulation intentionnelle de la prise d’un préservatif est reconnue comme une forme de violence sexuelle », souligne Cruyssaert. « Donc, la pratique est également punissable chez nous. Vous pouvez certainement intenter une action en justice contre la personne responsable. »

Vous avez été victime de violences sexuelles ou vous connaissez quelqu’un qui l’a été, ? Rendez-vous sur ce site via lequel vous trouverez des oreilles attentives pour vous aider. Vous trouverez également des points de repères et des numéros utiles sur SOSViol.be. Aussi, si vous des questions sur le sexe, les MST, les relations, le genre, … jetez un oeil à Loveattitude.be.

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