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© One woman, repairing her bicycle, working in workshop

L’atelier vélo 100% femmes de La Doyenne dérange (mais ne déraille pas)

Kathleen Wuyard

Depuis mai dernier, le collectif La Doyenne organise chaque lundi un atelier de réparation de vélos en mixité choisie, en l’occurence ici, réservé aux femmes. Une jolie manière de célébrer les usagères de la petite reine? Tout le monde ne le voit pas comme ça et l’initiative fait polémique.


« En mixité choisie…. n’importe quoi. À quand les restaurants à mixité choisie? Dans le temps, à l’Eglise c’était comme cela. Mais c’était il y a longtemps ». « Attention, si on tolère la mixité choisie, cela va partir en cacahuète quand on choisira l’entrée d’un endroit en fonction du genre, de la religion ou de la couleur de peau ». Voire même, « il faut venir en burqa aussi ? »: sur les réseaux sociaux et en commentaire des articles qui y sont dédiés, la polémique enfle autour de l’atelier participatif de réparation de vélos organisé à Uccle par La Doyenne.

En cause, le fait que celui-ci soit réservé aux femmes, un choix visiblement incompréhensible pour les auteurs des commentaires repris ci-dessus, qui ont en commun, comme la majorité des critiques qui donnent leur avis sur le sujet en ligne, d’être des hommes. Et pourtant, La Doyenne se défend d’avoir voulu les exclure malicieusement. « Nous ne discriminons pas, les samedis sont ouverts pour tout public et nous offrons quelques heures les lundis pour les femmes cis et trans afin de créer un ‘safe space' » assurent les fondatrices du projet.

L’idée ici est de valoriser le travail des femmes dans des espaces traditionnellement dominés par les hommes et de faire évoluer les rapports de force au sein des ateliers, sur les questions de sexisme notamment ».


Même si, visiblement, les mentalités ont, elles aussi, besoin d’évoluer: sur leur page Facebook, elles ont ainsi été accusées par un commentateur (un homme aussi, oui) de faire de la « discrimination illégale ». Pas de quoi dérailler leur enthousiasme pour autant, l’équipe organisant désormais aussi des ateliers ex cathedra en plus de ceux qui se déroulent à Uccle. Et pour en savoir plus, ou bien même y participer, c’est par ici que ça se passe.

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