Gen F

En rejoignant la communauté, vous recevez un accès exclusif à tous nos articles, pourrez partager votre témoignage et…
© PARIS, FRANCE - 01/20/2021: Journalist Patrick Poivre d'Arvor poses during a portrait session in Paris, France on 01/20/2021. (Photo by Eric Fougere/Corbis via Getty Images)

8 nouvelles femmes accusent PPDA de violences sexuelles et viol

Kathleen Wuyard

Hier encore présentateur vedette du 20h de TF1, Patrick Poivre d’Arvor alias PPDA fait désormais l’actualité pour de (très) mauvaises raisons: après les accusations de viols de la part de Florence Porcel, 8 nouvelles femmes l’accusent aujourd’hui de violences sexuelles.


De quoi quelque peu secouer la défense adoptée par l’ancien présentateur, accusé de viols par l’autrice Florence Porcel dans son roman « Pandorini », sorti en février. Ainsi que PPDA l’a affirmé sur le plateau de « Quotidien » ce 3 mars dernier, il serait « victime de sa notoriété », n’aurait rencontré Florence Porcel que « cinq ou six fois » en dix-sept ans, et si tentative de séduction il y a eu, « elle ne vient pas de lui ». Une posture de victime qui a fait rugir la toile et les associations militantes, et qui risque d’être difficile à maintenir face à huit nouvelles accusatrices. À moins que PPDA ne plaide à nouveau la carte de l’époque, comme face à Yann Barthès?

Ce comportement où il y avait parfois des petits bisous dans le cou, parfois des petits compliments ou parfois du charme ou de la séduction. Ce comportement aujourd’hui n’est plus accepté par les jeunes générations ou par un certain nombre de jeunes générations. Si vous voulez mon avis, je le regrette. Moi j’ai peut-être dragué, mais je n’ai jamais fait de drague lourde » – PPDA sur le plateau de « Quotidien » le 3 mars 2021.


Jamais de drague lourde? Florence Porcel l’accuse pourtant de plusieurs viols, commis entre 2004 et 2009, des faits qui auraient commencé alors qu’elle n’avait que 21 ans et lui, 57. Des agressions que lui reprochent désormais également huit autres femmes, qui ont pris la parole dans un long reportage publié par « Le Monde » ce lundi 15 mars.

Lire aussi: 1 Belge sur 5 violée: j’en fais partie et ce 8 mars passe mal

PPDA dans la tourmente


Dans l’article, Hélène Devynck, journaliste ayant collaboré avec PPDA chez TF1 au début des 90s, raconte avoir cédé face à l’insistance de l’ancien présentateur star de la chaîne.

Mais j’ai serré les dents, et étouffé mes larmes. C’était vraiment humiliant. Je n’avais pas le choix, sinon je ne travaillais plus » – Hélène Devynck au journal Le Monde


Pour sa part, une autre ancienne collaboratrice qui a choisi de garder l’anonymat raconte comment Patrick Poivre d’Arvor l’aurait violée dans son bureau en 2003. « Il s’est levé brusquement, m’a enlacée par surprise, m’a embrassée, m’a renversée sur sa grande table, a glissé une main dans mon soutien-gorge puis l’autre dans ma culotte avant de l’introduire dans mon sexe pendant de longues minutes ». Un viol mis en question par l’ancienne compagne du présentateur, Claire Chazal, qui a souligné que le bureau de PPDA était en plein coeur de la rédaction et qu’il aurait été impossible que de tels agissements restent secrets. Pour sa part, la fille du présentateur affirme qu’aucun membre de sa famille n’a jamais « été témoin d’un quelconque acte de violence ou déplacé ». Ses accusatrices parlent quant à elles d’un système bien rôdé d' »abus de position dominante ». S’il s’agira pour la Justice de trancher, à condition que les accusations donnent lieu à une enquête, la chaîne CNews, où PPDA était chroniqueur jusqu’il y a peu, a dores et déjà pris sa décision et choisi de le remplacer.

Lire aussi: 

Vous avez repéré une erreur ou disposez de plus d’infos? Signalez-le ici

Nos Partenaires