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FAUT QU’ON PARLE : non, la féminité ne s’achète pas

La société russe Tatprof a lancé un marathon de la féminité et récompensé par une prime ses employées venues au travail en jupe du 27 mai au 30 juin. Il fallait également être bien maquillée pour remplir toutes les conditions et recevoir 100 roubles (1,40 euros) de plus par jour. Le but? « Embellir » les journées de travail, a affirmé une porte-parole de l’entreprise sur une chaîne de radio du pays. Retour à l’âge de pierre…


Imaginez, en arrivant un lundi matin au travail, apprendre que votre patron a décrété que ce mois-ci toutes les femmes devraient, pour le bien de l’équipe et l’entente de groupe, venir en jupe ou en robe. Et que celles qui se plieraient à cette volonté, seraient même rétribuées pour. Une idée saugrenue? Datant d’il y a un siècle? Non, simplement le choix de la société Tatprof…Vous ne rêvez pas, nous sommes bien en 2019 et des abberations pareilles sont encore mises en place.

Des jupes pour la cohésion de groupe


Et comme si cela ne suffisait pas, l’argument utilisé pour défendre ce marathon de la féminité, est le suivant : « C’est une excellente manière d’unir notre équipe « , s’est ainsi exclamée la porte-parole de la société. Pardonnez-nous mais on a du mal à percevoir en quoi une tenue peut améliorer l’esprit d’équipe et d’autant plus dans une entreprise spécialisée dans la fabrication de profils extrudés en aluminium. Surtout en sachant que l’équipe en question est composée à 70 % d’hommes, ce qui laisse entendre que ravir ces messieurs avec de jolies collègues en robe, leur offrira un environnement bien plus propice au travail, cela va de soi…

Des propos scandaleux


Si les femmes se sont battues pour pouvoir porter autre chose que des robes et des jupes, ce n’est pas pour que certains, à l’instar de Sergueï Rachkov, directeur général de Tatprof et l’homme derrière cette fabuleuse idée, reviennent instaurer une idée préconçue de la féminité. Évidemment, la porte-parole, Anastassia Kirillova s’est empressé de déclarer que l’entreprise n’interdisait pas les pantalons aux femmes avant d’ajouter :

“Beaucoup de femmes mettent un pantalon automatiquement, c’est pourquoi nous espérons que cette action permettra à nos dames de ressentir leur féminité et leur charme lorsqu’elles opteront pour une jupe ou une robe”


 

Merci mais non merci, aucune femme n’a besoin d’une jupe ou d’une robe pour « sentir sa féminité » et encore moins d’une prime. Une initiative scandaleuse et arriérée dont s’indignent un bon nombre d’internautes sur les réseaux sociaux.


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« Que font les collègues hommes pour illuminer les journées de leurs collègues femmes alors ? », demande cette internaute ironiquement.


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« Si ça ce n’est pas de la discrimination sexiste, je ne sais pas ce que c’est » écrit un autre utilisateur.


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Cette dernière qualifie la mesure « d’abus de pouvoir » et « d’exploitation des femmes ».

Retour à « l’âge des ténèbres »


Si cette nouveauté a, selon Anastassia Kirillova « plû à tous » dans l’entreprise, nous on en est sûres cette initiative sexiste et misogyne est tout sauf une avancée en faveur de la mixité. Elle nous ramène à une époque révolue qui comme l’a qualifié un canal populaire sur Telegram, ressemble en tout point à un « retour à l’âge des ténèbres ».

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