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BABYSTORY: « Il aura fallu 6 ans pour que je tombe enceinte »

Gwendoline Cuvelier Journaliste


Du désir d’enfant à la maternité, mettre un petit être au monde peut parfois s’apparenter à des montagnes russes. Charlene et Vincent ont essayé pendant six ans d’avoir un bébé avant que ça ne fonctionne. Malgré les nombreux échecs, le couple n’a jamais baissé les bras. Aujourd’hui, ils sont les heureux parents d’un petit garçon prénommé Matteo.


Charlene (33 ans) et Vincent (38 ans) ont accueilli Matteo dans leur famille en septembre 2019. « Nous avons vite su comment s’appellerait notre petit miracle » raconte Charlene. « Son prénom était fixé depuis six ans. Oui, c’est le temps qu’a duré notre périple pour enfin pouvoir le serrer dans nos bras. Prises de sang, injections d’hormones, inséminations artificielles, rendez-vous avec les médecins et spécialistes… Nous avons dû attendre six longues années et nous battre corps et âme pour réaliser notre rêve le plus cher de devenir parents ».

Le premier rendez-vous médical


« Comme la plupart des couples, on a d’abord laissé la nature suivre son cours, mais cela s’est vite avéré plus compliqué que ça. Mon gynécologue ne nous a d’abord pas pris au sérieux lorsque nous lui avons parlé de nos problèmes à concevoir un enfant. Nous n’avons pas été testés et avons juste reçu des médicaments contenant des hormones féminines. Selon le médecin, le problème venait sûrement du fait que « j’avais une peau un peu plus foncée ». À l’époque, nous avions 25 et 30 ans. « Un jeune âge », avait-il ajouté. Mais les mois et les années se sont rapidement écoulés… »

Ménopause précoce


« Sur les conseils de notre généraliste, nous nous sommes rendus dans une clinique spécialisée en fertilité. Là, mon mari et moi avons été minutieusement examinés. Résultat: ma réserve ovarienne correspondait à celle d’une femme d’une quarantaine d’années. Les risques d’une ménopause précoce étaient très élevés. Le travail de nuit de mon mari comme boulanger n’aidait pas non plus. »

De l’insémination à l’ICSI


« Nous avons commencé un traitement par insémination, mais après six tentatives ratées, nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure. Grâce à la FIV j’avais 50% de chance de tomber enceinte, via l’ICSI ça montait à 80%. Ces procédures sont très lourdes, à la fois mentalement et physiquement, mais nous avons toujours essayé d’en parler ouvertement. C’était une sorte d’exutoire pour nous. Même si le sujet reste malheureusement un grand tabou. »

Un corps médicalisé


« Nous sommes toujours restés positifs et ces épreuves nous ont rendus plus forts en tant que couple. Mais j’ignorais que mon corps était capable d’endurer autant de douleur à cause de tous ces tests. Les médicaments et les injections faisaient désormais partie de notre routine quotidienne. Grâce à l’ICSI, nous avons finalement obtenu quatre œufs sains et de haute qualité. Les médecins nous avaient informés que la chance qu’un premier transfert fonctionne était extrêmement faible car le corps doit s’y habituer. Donc, au premier essai, on n’a pas forcément été déçus quand ça n’a abouti à rien. Heureusement, nous avions encore trois œufs! »

Ascenseur émotionnel


« Après le deuxième transfert, on m’a annoncé que j’étais tombée enceinte pour la première fois. Nous étions tellement heureux! Pendant dix semaines… Puis il s’est avéré que c’était une grossesse nerveuse: gros coup dur. Heureusement, l’essai d’après fut le bon, notre petit miracle avait trouvé un foyer chaleureux dans mon ventre. Je restais prudente car ma grossesse était considérée comme à haut risque mais tout s’est bien passé. Malgré tout, je dois avouer que je n’ai pas vraiment aimé être enceinte. C’est étrange de dire ça après avoir attendu si longtemps, mais les vêtements de maternité, surveiller en permanence sa nourriture, qui plus est en pleine canicule, c’était pas l’extase. »

Jour 1


« Enfin pouvoir prendre mon bébé dans les bras, après un long accouchement, c’était un bonheur indescriptible. Tous les moments plus difficiles ont été oubliés instantanément. Cette naissance restera à tout jamais un événement rempli d’émotions. Notre famille est maintenant au complet, même si nous avons encore un œuf en laboratoire. Nous avons décidé d’en faire don à la science pour de futures recherches. Afin de pouvoir, espérons-le, aider davantage les couples comme nous à réaliser leur rêve de devenir parents. »

Matteo

Matteo

Matteo

Portrait de famille

Portrait de famille

Portrait de famille

Charlene et Matteo

Charlene et Matteo

Charlene et Matteo

Vincent et Matteo

Vincent et Matteo

Vincent et Matteo

Le parcours du combattant

Le parcours du combattant

Le parcours du combattant

Photos: Marie Vanhoof




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