Du désir d’enfant à la maternité, mettre un petit être au monde peut parfois s’apparenter à des montagnes russes.
Jade, 31 ans, a accouché avec 1 mois d’avance. Son partenaire, Gert, 35 ans, et elle sont les heureux parents de Hélder.
« J’ai aimé être enceinte. Je profitais des petits coups de pied du bébé dans mon ventre et des échographies chez la gynécologue.
Le seul désagrément que j’ai ressenti, c’était les nausées. Je n’avais pas d’appétit. La seule chose dont j’avais envie: les pizzas Dr. Oetker. J’en mangeais au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner (rires).
D’habitude, je suis une vraie hypocondriaque: au moindre petit bobo, je crois que je suis gravement malade. Mais pendant ma grossesse, j’arrivais à mieux relativiser. Je ne m’inquiétais pas et j’avais hâte d’accoucher.
Néonatalogie
Quand j’étais enceinte de presque 36 semaines, j’ai perdu du liquide amniotique. Par précaution, nous sommes allés à l’hôpital, où ils ont fait toute une série de tests, mais ceux-ci n’ont rien montré: ni prééclampsie, ni autre problème qui aurait expliqué un accouchement prématuré.
Ce jour-là, on devait justement aller voter et j’ai encouragé mon mari à y aller quand même, en lui donnant ma procuration. Un peu plus tard, j’ai commencé à avoir des contractions! Mon mari est revenu à l’hôpital juste à temps.
J’aurais aimé accoucher dans l’eau, mais ce n’était malheureusement pas possible à cause de la naissance prématurée. Je le comprenais tout à fait, car la santé de notre bébé était évidemment notre priorité absolue.
Quand les contractions sont devenues extrêmement douloureuses, on m’a posé la péridurale. J’étais prête à accoucher, mais notre bébé ne descendait pas. J’ai essayé toutes sortes de positions et, au petit matin, j’ai enfin pu commencer à pousser.
J’ai été soulagée de l’entendre pleurer car il est venu au monde 1 mois plus tôt que prévu. On l’a posé très vite sur ma poitrine, puis il a dû partir en néonatalogie pour un check-up.
La combinaison du travail et de la maternité est loin d’être simple. Je suis souvent étonnée de réussir à tout gérer, alors que je dois jongler avec 10 choses en même temps.
Sondes et câbles
Ce moment-là a été très émouvant pour moi. Heureusement, mon mari a pu accompagner notre bébé, mais j’étais un peu désemparée pendant que la gynécologue et la sage-femme s’occupaient de moi.
Un peu plus tard, j’ai enfin pu voir notre petit bout de chou pour la première fois, et ça aussi, c’était intense.
Par précaution, Hélder avait de petites lunettes nasales pour soutenir sa respiration, un cathéter ombilical pour une éventuelle médication, une sonde gastrique, ainsi que des câbles pour surveiller le rythme cardiaque, la température et la saturation.
Heureusement, 1 jour plus tard, il a déjà pu être transféré dans une autre chambre, et après 5 jours, nous avons pu quitter l’hôpital.
Les premières semaines à la maison ont été très sereines. J’avais une aide, mais en réalité, elle était un peu superflue, parce que Hélder était très calme.
Je pouvais récupérer à mon aise, cuisiner, ranger un peu, et tout ce qui va avec. Je me mettais aussi peu de pression et je voulais profiter du temps que je pouvais passer à la maison avec notre nouveau-né.
J’ai trouvé la phase qui a suivi celle du ‘bébé calme’ bien plus éprouvante. Là, je devais combiner mon travail de pédicure-podologue indépendante avec les soins que demande un bébé, et c’était intense!
La combinaison du travail et de la maternité est loin d’être simple. Je suis souvent étonnée de la résilience que j’ai et de réussir malgré tout à tout gérer, alors que je dois jongler avec 10 choses en même temps.
Le moins chouette au milieu de tout cet amour, c’est l’inquiétude permanente que je ressens. Mon hypocondrie joue un grand rôle.
Haut-le-cœur
En étant maman, je suis devenue ultra polyvalente: des centaines de tâches en plus, mais aussi une dose d’amour que je n’arrive pas à décrire. Je n’aurais jamais pensé que je pourrais aimer quelqu’un à ce point!
Le moins chouette, c’est l’hypervigilance, cette inquiétude constante que je ressens. Mon hypocondrie joue un grand rôle. Et changer des couches pleines de caca, ce n’est pas une tâche sympa non plus. Il m’arrive vraiment de devoir retenir des haut-le-cœur!
Je ne sais pas encore si je veux un autre enfant. On veut d’abord profiter à fond de tous nos moments avec Hélder. »
Devenir maman m’a apporté une dose d’amour indescriptible. Je n’aurais jamais pensé que je pourrais aimer quelqu’un à ce point.
Séance photo de grossesse

« Je voulais immortaliser mon ventre rond, pour garder plus tard un souvenir de cette période si particulière. »
Joli ventre rond

« L’un des jours les plus froids de mai: alors qu’il faisait à peine une dizaine de degrés, je me suis mise à l’eau. »
Bienvenue, Hélder!

« Le tout premier petit cri de Hélder, et notre immense soulagement. Cette photo a été prise juste après sa naissance, juste avant qu’on n’emmène Hélder en néonatalogie. »
Première rencontre

« Cette photo a été prise une demi-heure après la naissance de Hélder: ma ‘première rencontre’ avec lui, après son contrôle médical et après que la gynécologue se soit occupée de moi. »
Première couche

« C’était la première couche changée par papa. C’était un peu maladroit avec tous ces câbles, le cathéter et la sonde. »
Faire-part de naissance

« Tilly de Studio Til s’est occupée du faire-part de naissance, et Hanne Bloemt, des petits cadeaux. Tilly est une ancienne camarade de classe et c’est aussi elle qui avait réalisé nos faire-part de mariage. »
Parrain

« C’était la demande pour devenir le parrain de Hélder. Il est resté sans voix, car il ne s’y attendait pas. En ‘ado rebelle’ de 14 ans, il a masqué ses larmes. »
En visite

« Hélder est à l’aise avec tout le monde et donc maman et papa ne lui manquent pas. Ici, il est en visite chez papy et mamy. »
Petit coquin

« Une de mes photos préférées. Son bonheur et son petit côté coquin se lisent sur son visage. »
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