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Quand le Congo fait sa Fashion Week, la sape rime avec débrouille

Kathleen Wuyard

Après Londres, Paris, New-York ou Milan, c’est au tour de Kinshasa de faire sa Congo Fashion Week. Et au royaume de la Sape et de la débrouille, on en prend plein les yeux sur le podium. 

Le cri de ralliement de cette 6e édition? « Le Congo a du talent! ». Organisé de jeudi à samedi dans un hôtel de Kinshasa, le rendez-vous annuel de la mode congolaise mettait à l’honneur la créativé d’une quinzaine de designers et de stylistes. Des créateurs de talent qui restent pourtant largement inconnus au-delà des frontières de leur pays.

Explosion de couleurs


Parmi les designers à l’honneur, Carine Pala et sa wax aux couleurs acidulées qui modernise le traditionnel imprimé congolais, Henricka Kiwa et ses robes de sirène irisées ou encore Félicité Luwungu qui imagine des robes de soirées qui mêlent imprimés animaux et tissus métalliques. Plus accessible dans la vie de tous les jours, l’athleisure d’Irene Bwiti qui joue de transparence et de tissus colorés pour sublimer la salle de sport.

Mariage de l’Afrique et de l’Occident


C’est frais, original, et surtout, carrément dommage que tout ce talent n’ait pas encore la place qu’il mérite sur la scène internationale. D’autant que le Congo reste tout de même le pays de la Sape, la Société des ambianceurs et des personnes élégantes, dont les adeptes illuminent Matonge de leurs tenues colorées.

Mais gare à limiter la mode africaine au wax et aux boubous: pour séduire un public moderne et cosmopolite, les créateurs font le pari de mélanger Afrique et Occident. Dans les tissus, dans les coupes, mais aussi dans la manière de communiquer; les réseaux sociaux prenant une place de plus en plus grande dans le monde de la mode congolaise. Qui a décidément tout ce qu’il faut pour conquérir les podiums mondiaux.

Des élégantes rassemblées pour les défilés

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