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Pourquoi le Brésil a diffusé les images insoutenables de la mort d’une femme battue

Kathleen Wuyard

Elle s’appelait Tatiane Spitzer, elle avait 29 ans et elle était avocate. Après que des caméras de surveillance l’aient capturée en train de se faire frapper par son mari en rue et dans l’ascenseur de leur immeuble, Tatiane a fait une chute mortelle de son balcon du 4e étage. Des images insoutenables diffusées au Brésil afin de choquer les consciences.


D’abord pour attirer l’attention de la population sur une problématique en pleine croissance dans le pays, celle des violences conjugales, dont la prévalence valent au Brésil le titre peu convoité de 5e pays mondial en ce qui concerne les violences faites aux femmes. En 2017, les meurtres de femmes ont augmenté de 6% au Brésil, tandis que les viols ont augmenté de 8%. Tatiane Spitzer, elle, n’est pas simplement une statistique supplémentaire, puisque la télévision nationale a fait le choix controversé de diffuser les images extrêmement difficiles à regarder de ses dernières heures.

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D’abord frappée en pleine rue, Tatiane est ensuite violentée par son mari dans le parking de leur immeuble, puis dans l’ascenseur, où elle tente de s’échapper sans succès avant d’être traînée de force dans leur appartement. 20 minutes plus tard, son corps s’écrase au sol depuis le balcon de l’appartement du couple au 4e étage. Des images extrêmement violentes, dont le seul objectif n’est pas d’attirer l’attention sur les ravages de la violence conjugale.


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En effet, alors que Tatiane hurle, se débat et tente de s’enfuir, pas un de ses voisins ne lui vient en aide. Au Brésil, il est en effet acquis qu’il ne faut jamais se mêler des problèmes entre un mari et une femme car ils ne concernent qu’eux. Et tant pis, si les « problèmes » en question sont de la violence. Pour endiguer cette attitude dangereuse, les internautes ont réagi avec le hashtag #Metaacolher ( soit « mets une cuillière ») pour inciter les Brésiliens à prévenir la police en cas de violence conjugale. La soeur de Tatiane a quant à elle choisi de créer un compte Instagram qui lui rend hommage, Todos por Tatiane, afin d’attirer l’attention sur la problématique des violences conjugales.

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