Home Mode & Beauté Elle envoie un message au poil avec ses bandes de cire usagées

Elle envoie un message au poil avec ses bandes de cire usagées

Qui dit vague de chaleur dit retour des shorts, jupes et robes et de l’épilation qui va avec. Mais pourquoi c’est si important de s’épiler, au fait? Est-ce que ça vient vraiment de nous, ou de la société? En publiant ses bandes de cire usagées, Letizia, une jeune namuroise, en profite pour dénoncer le carcan imposé aux femmes.

“Ce que vous avez sous les yeux, c’est le résultat de ma séance d’épilation à la cire, sur les demi jambes (du genou à la cheville, oui, “seulement”). C’est la première fois que je m’explique depuis le mois de mai 2018″, explique la jeune femme, à l’origine notamment de Projet Genre, un compte Insta qui rassemble des récits de personnes LGBTQIA+. Sauf que malgré son engagement, et les convictions qu’elle veut défendre, il n’est pas toujours facile de s’affirmer dans notre société, au contraire.

J’ai cédé à la pression sociale et j’ai mis de côté mes valeurs et mon combat, parce que je suis fatiguée. Je suis épuisée des questions, des regards, mais surtout des commentaires de personnes qui semblent croire qu’elles ont des droits sur mon corps. J’ai décidé que le plus important c’était de me protéger, alors je me suis épilée”

Et d’ajouter se pardonner de “ne pas toujours avoir les épaules assez larges. Ce n’est rien, c’est même normal”. Par contre, Letizia ne décolère pas. “Contre ce système auquel nous participons tou.te.s et que beaucoup de femmes, personnes trans ou non binaires vivent comme une violence”.

C’est l’été, les jupes raccourcissent, et j’aimerais que vous vous rendiez compte que ce qu’on propose comme modèle, la jambe glabre et lisse qui se prélasse en terrasse, est le résultat d’un processus coûteux, en temps, en argent et en douleur physique. Ce n’est pas une norme naturelle”

Et d’ajouter que “chacun.e est libre de faire ce qu’il-elle veut de son corps. Épilez vous ou pas, c’est un autre débat, mais sachez que chaque remarque, chaque regard appuyé, chaque manifestation de dégoût sera peu à peu accumulée par les personnes “hors normes”. Et que ça fatigue”.

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