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FAUT QU’ON PARLE: non, la canicule n’est pas un « sale temps pour les gros »

Group of different size females in swimwear holding a placard of every body is beautiful written on it against brown background.

Dès que le thermomètre dépasse les 30 degrés, les inhibitions fondent, emportant malheureusement parfois le respect avec elles. Parce que non, la canicule n’est pas plus un « sale temps pour les gros » que pour les autres, et le choix de vêtements des uns ne cautionne pas la grossophobie des autres.

En Belgique, on a beau pleurer pour un peu de soleil toute l’année, on se trouve toujours fort dépourvus quand la canicule est venue. Tant nos bâtiments que nos garde-robes sont fort peu adaptés à ces pics de chaleur inattendus, et on en vient rapidement à se réjouir de retrouver notre fraîche grisaille habituelle. En attendant, on sort les shorts, jupes et petits hauts, avec la peau blafarde forcément, météo capricieuse oblige, et on essaie de transpirer avec le plus de dignité possible. Sans toutefois toujours y parvenir (coucou le dos moite qui la fout mal au boulot), surtout que visiblement, pour certains, la chaleur fait fondre le respect. Mais si, vous savez, ceux qui claironnent « sale temps pour les gros » d’un air goguenard, qui pointent « discrètement » du doigt des silhouettes voluptueuses moulées dans des vêtements courts, qui n’hésitent pas à comparer des femmes à des « baleines échouées » et qui disent sans honte aucune que « non mais quand même, à sa place, moi je ne m’habillerais pas comme ça »… Des connards, en bref.

La fête des complexes

C’est important de le rappeler, mais à moins d’avoir la chance d’avoir confiance en soi, la canicule est un sale temps pour tout le monde, qui nous pousse à affronter de plein fouet nos complexes. Oser montrer cette peau blanche « consistance maquée » que vous détestez ou brûler sous un jeans. Dénuder vos bras dont vous lamentez la flaccidité et/ou la pilosité ou bien transpirer toute la journée avec vos manches 3/4. Les fortes chaleurs ne sont pas seulement inconfortables physiquement, elles le sont aussi pour le mental, et il est absolument odieux de renforcer ce sentiment en créant une culture où certaines personnes ont « le droit » de se montrer et d’autres pas.

Parce que non, le poids sur la balance ne détermine pas plus les vêtements acceptables que l’âge ou le genre. Seul critère: se sentir bien dans sa peau, et éviter les coups de chaud. Les vêtements que portent une personne ne donnent le droit à personne de la stigmatiser ou de la sexualiser, n’en déplaise à ceux (les connards, encore eux) pour qui les femmes en été se divisent en deux catégories: les « chaudasses », dont la longueur de jupe est forcément une invitation à se faire draguer (spoiler: non, en fait) et les « baleines » qui « feraient mieux de se rhabiller ». Ce qu’on envoie au placard, ce sont ces idées dépassées, blessantes et discriminatoires: il fait déjà suffisamment chaud pour que des imbéciles nous fassent suer en prime. Il n’y a déjà que 10 jours de soleil par an en Belgique, on ne va pas les passer à écouter des connards. Et oui, c’est la 3e fois qu’on utilise cette injure dans l’article, mais parfois, il faut ce qu’il faut. Allez, sur ce, vous ne nous en voudrez pas, mais on sort le short!

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