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5 clichés complètement faux sur le solarium

S’offrir un peu de soleil en cabine pour préparer l’été, c’est vraiment si mauvais que ça? Est-ce que si on limite les séances, on limite aussi les dégâts? Lumière sur 5 clichés associés au banc solaire pour que votre hâle ne vous soit pas fatal.

SI vous êtes comme nous, il y a de fortes chances pour que le soleil radieux de ce week-end vous ait pris (vous, vos petits bourrelets d’hiver et le teint pâlot qui va avec) complètement par surprise. Et comme on a toutes au moins une histoire de catastrophe totale avec de l’autobronzant (« au secouuuuurs, mes mains sont oranges et rayées« ) un petit passage par la case solarium est tentant. Après tout, quelque chose qui nous fait le teint si joli, ça ne peut pas être si mauvais que ça, si? Pour résister à la tentation, on passe 5 clichés sur le grill.

1. Le solarium prépare la peau au soleil

Que celle qui n’a jamais fait quelques séances avant de partir en vacances nous jette la bouteille de crème solaire. Après tout, en faisant ça, non seulement on évite le look fantôme à la plage les premiers jours, mais en plus, on s’évite les coups de soleil, non? Non. Selon la Fondation Contre le Cancer, en amorçant sa peau au banc solaire, on obtient à peine un indice de protection équivalent à un SPF 2-4. Soit encore moins que celui du monoï au parfum divin que vous n’osez adopter qu’en fin de semaine de peur de brûler.

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Pire encore? On n’obtient même pas un « vrai » bronzage. La différence entre l’exposition au soleil, où les rayons UV-B donnent lieu à un épaississement et à une coloration brun doré de la peau: le type de rayons. Comme l’explique le dermatologue Pierre Thomas, en cabine, on est principalement exposé à des rayons UV-A. Ce qui donne une coloration de peau gris-brun très condensée, certes, mais très éphémère aussi, d’où le besoin de recommencer souvent des séances.

2. En petites quantités, ce n’est pas si mauvais

Au-delà du fait que le type de bronzage obtenu en cabine pousse à multiplier les séances pour maintenir son teint hâlé, mauvaise nouvelle: même un usage modéré n’est pas sans risque. « Dès qu’il y a exposition de la peau à des ultraviolets artificiels d’une telle intensité, il y a des dégats au niveau des cellules, explique Anne Boucquiau, manager prévention à la Fondation Contre le Cancer. Le pire?

Ces dégats sont irrémédiables. Le bronzage s’en ira mais les cellules seront toujours abîmées.

3. Au sortir de l’hiver, ça permet de faire le plein de vitamine D

Bon, d’accord, le solarium, c’est mauvais pour la santé. Mais la pénurie de vitamine D, c’est mauvais aussi. Et comment faire, hein, quand on a survécu de justesse à l’hiver belge, interminable et gris, et que nos réserves de vitamine D sont vidées? Un petit coup de solar et ça repart? Faux. Selon la Fondation Contre le Cancer, utiliser le solarium pour fabriquer de la vitamine D, c’est un non-sens complet point de vue santé. Un peu comme celles qui comptent rentrer dans leur micro-short à grands renforts de coupes-faim et de cigarettes: où comment anéantir complètement les effets bénéfiques pour la santé d’un corps allégé. La solution pour faire le plein de vitamine D: prendre l’air! 15 à 30 minutes par jour à l’extérieur sont généralement suffisantes. Si vraiment on veut faire le plein, on remplit son assiette d’aliments riches en vitamine D: saumon, lait, oeuf, truite… et pour les warriors, huile de foie de morue.

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4. Effet bonne mine garanti en sortant de la séance

Qui n’a jamais goûté aux effets magiques du soleil en cabine sur les cernes et la cellulite, immédiatement gommées par un teint hâlé? Problème: une fois qu’on se penche sur les effets sur la peau à long terme, il y a sacrément de quoi faire grise mine. Taches de pigmentation, rides précoces… Et un risque de mélanome qui explose. Selon les statistiques de la Fondation Contre le Cancer, les utilisateurs de banc solaire ont 20% de chances de plus de développer un mélanome, le cancer de la peau le plus agressif. Et s’ils ont moins de 35 ans, ce risque augmente carrément de 59%. Des « chances » avec lesquelles on préfère ne pas jouer, même en échange d’un joli teint bronzé.

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5. On brûle moins au solarium qu’en plein soleil

Quand on s’expose au soleil en Belgique, on est exposé à un indice UV qui ne dépasse que très rarement 6. Dans un banc solaire réglementaire, par contre, l’indice UV passe à 12. Soit une exposition comparable à celle du soleil des Caraïbes, mais sans crème ni chapeau pour se protéger. Encore dubitative ? En 2009, le Centre International de Recherche contre le Cancer a classé les bancs solaires dans la catégorie des cancérogènes certains pour l’homme, au même titre que le tabac, l’amiante, ou l’arsenic. Souffrir pour être belle, d’accord, mais mourir d’un cancer? Non merci, on va en profiter pour enfin apprendre à étaler l’autobronzant sans tacher.

Bronzée sans brûler : 

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