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« Un violeur sur ton chemin », la chanson qui condamne les violences sexistes (et fait le buzz planétaire au passage)

MIRAFLORES, LIMA, PERU - 2019/12/07: Female demonstrators covering their eyes performing in a feminist flash mob "A Rapist in Your Path" (In Spanish "Un violador en tu camino") in protest of violence against women. The song, written by Chile feminist group Las Tesis is becoming an international feminist phenomenon. (Photo by Carlos Garcia Granthon/Fotoholica Press/LightRocket via Getty Images)

Le 25 novembre dernier, le collectif féministe chilien Las Tesis (« les thèses »), a profité de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes pour livrer une performance dansée de la chanson « Un violeur sur ton chemin », écrite pour dénoncer les violences sexistes et la victimisation des coupables. Un message puissant et nécessaire qui fait le tour de la planète.

Ce dimanche, elles étaient une centaine à s’être réunies devant la gare des Guillemins, à Liège. Les yeux bandés, elles ont dansé et chanté en coeur « Un violeur sur ton chemin », « Un violador en tu camino » en v.o. pour dénoncer les violences faites aux femmes. Une semaine plus tôt, c’était à Bruxelles, au Mont des Arts, qu’une scène semblable se produisait, mais aussi à Berlin, Düsseldorf, en Argentine, à Paris ou encore en Australie… La chanson fait le tour de la planète, car son message puissant ne touche malheureusement pas que les Chiliennes, dont le mouvement est originaire, mais bien toutes les femmes.

Ses paroles rappellent notamment que « le coupable ce n’est pas moi, ni mes fringues ni l’endroit » et soulignent encore et encore que « le violeur, c’est toi ». L’évidence même? Au contraire, en cas d’agression sexuelle, les victimes sont encore trop souvent perçues comme un peu coupables aussi (« tu portais quoi? », « elle l’a aguiché »…) et c’est cette injustice que Dafne Valdés, Paula Cometa, Sibila Sotomayor et Lea Caceres, les quatre auteures de ce qui est devenu un cri de ralliement planétaire, veulent dénoncer.

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Le patriarcat est un juge qui nous reproche d’être nées. Notre punition, ce sont les féminicides. C’est le viol. Et le coupable, ce n’était pas moi, ni où j’étais, ni comment j’étais habillée ».

Interrogée par la RTBF en marge du happening liégeois de ce dimanche, Victoria Sepulveda, une des organisatrices du rassemblement, a rappelé l’importance de faire changer les mentalités en Belgique aussi. « C’était important de montrer que nous sommes connectées à nos sœurs chiliennes et pour rappeler qu’en Belgique on nous dit encore aujourd’hui comment on doit s’habiller, se comporter en société. On n’a pas les mêmes salaires et les mêmes droits que les hommes ».

Le mot féminicide n’est toujours pas ajouté au Code pénal et il faut que l’Etat et la justice fassent quelque chose pour que les femmes se sentent plus entendues dans ces violences subies ».

Et il est plus que jamais urgent d’agir: en Belgique, elles sont au moins 23 à avoir été victimes de féminicides depuis début 2019. En outre, selon les chiffres recueillis par l’Institut wallon de la statistique, plus d’une femme sur trois (36%) a subi des violences physiques et/ou sexuelles depuis l’âge de 15 ans en Wallonie. Et ce n’était ni de leur faute, ni d’où elles étaient, ni de comment elles étaient habillées.

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