Home Lifestyle Société Transphobe, Ace Ventura? Une internaute accuse et appelle Netflix à le censurer

Transphobe, Ace Ventura? Une internaute accuse et appelle Netflix à le censurer

LOS ANGELES - DECEMBER 1995: Jim Carrey as Ace Ventura poses for a photo in December 1995 in Los Angeles, California. (Photo by Aaron Rapoport/Corbis/Getty Images)

Nouveau jour, nouveau hashtag: c’est désormais #SupprimezAceVentura qui déchaîne les internautes sur les réseaux sociaux, entre ceux qui accusent le film d’être transphobe et appelle à la censure de Netflix, et ceux qui trouvent la polémique complètement bête.

« Bête », oui, comme « Ace Ventura Pet Detective ». Ah. Mais plus sérieusement, comment un détective chiens et chats spécialisé dans la recherche d’animaux perdus peut-il bien s’être rendu coupable de transphobie? Du haut de ses 2752 abonnés sur Twitter, Sabrina a réussi à se hisser à la première place des tendances sur la plateforme avec son hashtag #SupprimezAceVentura. En point de départ, un post où la jeune femme trans attire l’attention sur le film ainsi que sur plusieurs scènes particulièrement problématiques, et invite Netflix à supprimer le film de son catalogue. Très vite, la Twittosphère s’emballe: pour certains, Sabrina a on ne peut plus raison, d’autres, qui avaient oublié les scènes en question sont choqués (« j’hallucine, c’est répugnant ») tandis qu’une frange de commentateurs ridiculise le mouvement sur le refrain bien connu « on ne peut plus rire de rien ».

Bon, mais que se passe-t-il dans ces scènes qui pourrait justifier le boycott alors? Sabrina et ceux qui la rejoignent sont-ils simplement trop sensibles? Pas vraiment. Difficile en effet de ne pas qualifier de transphobe la réaction de Jim Carrey alias Ace Ventura en découvrant que le femme qu’il vient d’embrasser est transgenre, la situation empirant encore quelques scènes plus tard quand la pauvre femme est forcée de se déshabiller devant ses collègues, l’un d’eux vomissant carrément en réalisant qu’elle a un pénis. « Oui mais c’était une autre époque ». Peut-être, mais le film est sorti en 1994, pas au Moyen-Âge, et pour la majorité des commentateurs, ce décalage ne justifie aucunement le propos transphobe montré à l’écran.

Pink Washing

Alors que le hashtag caracole en tête des tendances et attire l’attention de la presse internationale, jusqu’à présent, Netflix s’est bien gardé de réagir, s’attirant doublement les foudres des commentateurs. C’est que la plateforme de streaming revendique sa tolérance et son inclusion à grand renfort de programmes LGBTQ friendly, et son silence a donc été perçu comme une preuve de « pink washing » de la part des internautes, soit une façade tolérante qui masquerait en réalité des manquements. De son côté, entre railleries et insultes, Sabrina ne s’est pas attirée que des fans sur Twitter en appelant au boycott. Qu’importe, ainsi qu’elle l’a souligné non sans ironie: « mes notifications sont réglées de manière à ne voir que celles des personnes que je follow, donc époumonez-vous autant que vous le voulez, moi je vais me faire un masque à l’avocat ».

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