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Prise pour une gilet jaune, une navetteuse raconte sa confrontation avec la police Gare du Midi

Brussels South Train station known in French as Bruxelles-Midi, in Dutch Brussels-Zuid and IATA code ZYR, it is one of the three main railway stations in Brussels and the busiest in passenger traffic in Belgium, located at the municipality of Saint-Gilles/Sint-Gillis. The station is owned and operated byy SNCB/NMBS. (Photo by Nicolas Economou/NurPhoto via Getty Images)

Apolline Dupuis se souviendra de son arrivée en gare de ce 1er décembre. Venue à Bruxelles pour une réunion de travail, elle a eu la mauvaise surprise de subir un contrôle d’identité, et d’être prise à parti par des policiers venus encadrer la manifestation des gilets jaunes. Une confrontation qu’elle raconte dans un post Facebook déjà partagé plus de 1200 fois.

« Hier, en milieu de matinée, je descendais Gare du Midi pour me rendre en réunion. Joyeuse de cette journée ensoleillée qui commençait bien, mon bonheur a rapidement laissé place à l’injustice et la colère » commence Apolline. Pourquoi ce revirement d’humeur subit? Parce que dès son arrivée dans le hall de gare, elle est interpellée par deux policiers lui demandant où elle allait et lui intimant de présenter sa carte d’identité. « Vous êtes là pour arrêter des gilets jaunes j’imagine ? Vous savez, ce sont eux qui ont raison. Le peuple meurt » les interpelle la jeune femme, qui se voit répondre par les agents qu’ils ne font que leur devoir. C’est quand ils persistent à lui demander où se tient sa réunion, et qu’elle refuse par principe (« ça ne les regardait pas ») de leur répondre, que la situation s’envenime.

2 flics supplémentaires arrivent. Ils étaient déjà donc 4 autour de moi. « Ouvrez votre sac à dos et votre valise, retirez leurs contenants et présentez-les à mes collègues. » J’ai donc du publiquement sortir TOUS mes linges sales, en plein milieu du hall de la Gare du Midi et sa foule, et tous mes cours d’unif. 4 autres policiers se ramènent, 2 suivent plus tard. Si vous suivez bien, ça fait donc 10. 10 contre 1 (!) »

"Votre carte d'identité, mademoiselle! "Hier, en milieu de matinée, je descendais Gare du Midi pour me rendre en…

Posted by Apolline Dupuis on Sunday, December 1, 2019

Parmi les affaires d’Apolline, un parlophone, utilisé la veille lors de la manifestation pour le climat, et recouvert d’autocollants tels que « A woman’s place is in the revolution », « Rebel with a heart », « Change the system not the climate »… Réaction de ses interlocuteurs en uniforme? « Ahhh! Alors comme ça vous voulez changer le monde, mademoiselle ?! Vous voulez changer le monde, hein vous, c’est ça ? Mais vous n’y arriverez jamais mademoiselle. Jamais » dénonce encore Apolline, qui, leur faisant remarquer qu’elle s’appelle Madame et non Mademoiselle, affirme qu’on lui aurait alors répliqué « ah parce que vous êtes mariée, en plus ? Mais quel âge avez-vous, mademoiselle, pour oser vous appeler madame?! ».

Vous tremblez, mademoiselle ? Vous avez quelque chose à vous reprocher ? C’est très suspect de trembler comme vous le faites. Nous pourrions vous arrêter, vous savez ?. » Résultat : je tremblais deux fois plus. Bien joué les techniques d’intimidation »

Sans pathos, mais avec colère et indignation, la jeune femme continue de dénoncer la « réalité injuste du pays dans lequel elle grandit ». « Un pays où l’on mobilise 10 policier.e.s pour une femme pacifiste sortant d’un train. Un pays où l’on broie tout signe de résistance.Un pays où mon sort aurait été bien pire si je n’avais pas eu ma couleur de peau et l’inscription « belge » sur cet insignifiant bout de plastique ». Et d’ajouter tel un cri de ralliement: « pensent-ils nous éteindre ? Ils ne font qu’attiser la flamme de notre révolte ».

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