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L’auteur du tag “l’amour court les rues” accusé d’être un dangereux prédateur sexuel

Le street artist de
Le street artist de "l'amour court les rues" accusé de viol - Montage Flair

Il n’est pas Banksy, certes, mais son tag “l’amour court les rues”, répété à l’envi dans les rues de Paris et d’ailleurs, lui avait valu une jolie notoriété. Aujourd’hui, c’est pour d’autres raisons qu’il fait la Une: une vingtaine de jeunes femmes l’accusant de viols et agressions sexuelles.

Ainsi que le rapporte Cécile Bouanchaud pour “Le Monde”, ce mardi 7 juillet, vingt-cinq femmes ont décidé de porter plainte contre le street artist connu sous le nom de Wilfrid A., dont douze pour viols et treize pour agressions sexuelles. Et selon le quotidien français, les avocats des plaignantes auraient reçu une centaine de témoignages (!), dépeignant le profil d’un prédateur dont les célèbres tags ont rapidement été détournés. À Paris, une certaine Bohemia383 a ainsi barré “l’amour” du tag, pour le remplacer par #violeur.

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?? ?????… ?? ????? ?? ???????… [????] #spark___ . 16 femmes racontent dans @neon_mag leur rencontre avec le photographe et street artist parisien #WilfridA., à l’origine des tags #lamourcourtlesrues … Accusations pour #harcèlement #agressionssexuelles et #viols . #balancetonporc : pour témoigner ??pgrandde@prismamedia.com @clitrevolution . . #feministsinthecity #sororite #limpunitedoitcesser #unvioleurcourtlesrues #protegezles #temoignages #harcelement #ondenonce #metoo #clitrevolution #violencesexuelle #violeurcourtlesrues #lesilencecestlaviolence #ruedesnoyez #paris #street #streetart #streetgraffiti #capturestreets #streetartparis #streetartparis10 #streetartparis #sparkstreetart #sparkart

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“Une pratique prédatrice hors du commun”

À l’origine de la révélation de l’affaire, le magazine Neon a rencontré seize jeunes femmes et leurs témoignages, diffusés dans un article publié le 22 juin dernier, a permis de libérer la parole de beaucoup d’autres, et de mettre à jour ce que le magazine qualifie de “pratique prédatrice hors du commun”. “Le modus operandi décrit, étrangement similaire pour chaque témoignages, laissait présager un système de prédation bien rodé. Mais on était loin, très loin, de deviner l’ampleur des faits allégués et du système de traque aux jeunes filles qui semble avoir été mis en place depuis une quinzaine d’années” confie Pauline Grand d’Esnon, journaliste pour Neon.

Des récits d’ex-compagnes, de riverains et d’autres photographes sont venus s’ajouter à ceux des victimes et dessinent par pointillés le portrait d’un homme qui fait d’autrui ce que bon lui semble : des violences sexuelles en série, y compris sur mineures, du harcèlement envers ses ex-compagnes…”.

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Sur Instagram, une photo postée par les activistes de Clit Revolution a suscité de nombreux commentaires, parmi lesquels certains témoignages, dont celui d’une jeune fille qui affirme qu’il “m’a harcelée pendant plusieurs années pour me voir… Depuis hier j’en fais des cauchemars… Une véritable ordure”, tandis qu’une autre promet qu’il “va payer ce mec est un des pires prédateurs de la capitale, à mon avis c’est la boîte de Pandore les victimes vont sortir du silence par grappes…. déjà une personne de mon entourage potentiellement deux, on va pas laisser passer ça”. À voir: selon les informations recueillies par les journalistes de Neon, Wilfrid A. aurait fini deux fois en garde à vue pour viol, en 2013 et en 2019, avant d’être relâché. Face à l’avalanche de témoignages accablants, peut-être que cette fois, un violeur ne courra plus les rues…

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