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Des gymnastes belges se confient sur le harcèlement dont elles ont été victimes

Group of young female gymnasts practicing on balance beams during training session in gym

Après les Etats-Unis, où la chute de l’ex-médecin sportif Larry Nassar a révélé l’ampleur des abus sexuels dans le milieu de la gymnastique, c’est au tour de gymnastes belges de se confier sur le harcèlement dont elles ont été victimes. Des prises de parole courageuses, dans un monde très fermé où parler peut parfois coûter leur carrière à ceux et celles qui osent.

Du haut de son mètre 56 et de ses 42 kilos, la Gantoise Gaëlle Mys, 29 ans, est peut-être un poids plume, mais elle a tout d’une grande dans le monde de la gymnastique: spécialiste de la poutre, elle s’est hissée sur les plus hautes marches des podiums européens, et a participé à trois éditions des Jeux Olympiques. Avant de prendre sa retraite en 2016, à 25 ans seulement. Une décision motivée plus par le mental que par le physique, ainsi qu’elle la confié dans une longue lettre ouverte publiée sur son compte Instagram.

J’ai abandonné la gymnastique après les JO de Rio, parce que je n’en pouvais plus de devoir constamment me battre contre le harcèlement, les intimidations et les accusations. Mon corps était encore au top de sa forme, mais il a fallu que je trouve la force mentale de m’éloigner de cet environnement toxique”.

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Livrées à elles-mêmes

Et l’ancienne gymnaste, aujourd’hui architecte, de regretter que bien qu’elle ait eu la chance d’avoir certains coaches excellents, “tous n’étaient pas comme ça, certains ayant tendance à abuser de leur pouvoir. C’est difficile pour moi de me pencher avec bonheur sur ma carrière de gymnaste, parce qu’elle n’a été qu’un long combat”. Un combat dans lequel les gymnastes sont le plus souvent livrées à elles-mêmes: “cela ne sert à rien d’en parler à nos parents, car on est punies à l’entraînement après” dénonce Gaëlle, qui met également en cause la Fédération belge de gymnastique.

J’ai interpellé le responsable de la Fédération à plusieurs reprises au sujet du harcèlement dont les gymnastes sont victimes, sans succès. À ce jour, je n’ai vu aucun changement, la seule chose qui compte pour eux ce sont nos résultats”.

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Naar aanleiding van de recent verschenen artikels op Sporza betreffende het zeer actuele topic mental en physical abuse bij gymnasten overheen de wereld kan ik niet anders dan ingaan op dit issue dat sinds de start van mijn topsortcarrière in 2000 tot helaas op heden ook hier in België aanwezig is binnen de gymnastiek. Ik heb in de turnwereld heel wat contacten die me vragen aan de alarmbel te trekken en voel me als een van de pioniers in de Belgische gymnastiek dan ook verantwoordelijk om op deze vraag in te gaan. Dit deed ik dan ook afgelopen weken. Getuigen deed ik reeds uitvoerig in het boek dat ik schreef in 2016, niet toevallig "Veerkracht" genaamd. Ik heb me, samen met het BOIC geëngageerd om dit topic op een constructieve manier te bespreken en met verschillende partijen aan tafel te gaan zitten, die in de hoedanigheid zijn hierin verbetering te brengen zodat de bestaande en volgende generatie gymnasten met plezier gymnastiek kunnen beoefenen, zonder schrik te moeten hebben om te spreken, hun emoties, twijfels en angsten te uiten, zonder het gevoel te hebben dat ouders in onwetendheid worden gehouden en al helemaal zonder het gevoel dat hun zelfvertrouwen en zelfwaarde wordt geschaad met vaak ernstige gevolgen in het leven na topsport. Als een van de Belgische olympiërs pleit ik voor een turnwereld waarin een gymnast zijn of haar talenten op een verantwoorde manier kan ontplooien, met plezier om zijn of haar sport te beoefenen en waarbij het mogelijk moet zijn om aan de hand van een open communicatie met de volledige entourage van de gymnast te bekijken welke de beste opties zijn om het leven van een gymnast acceptabel te maken zodat elke gymnast kan blijven doen waar hij zo van houdt, gewoon… turnen. Mental en physical abuse in eender welke sport kan niet.

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Et Gaëlle n’est pas la seule à avoir ce ressenti amer sur sa carrière. Sa consoeur Aagje Vanwalleghem a elle aussi publié un post Instagram dénonçant les abus qui sont légion dans le milieu, et rappelant également avoir à de nombreuses reprises interpellé les responsables du sport en Belgique, sans succès. Comme elle et comme Gaëlle, de nombreuses gymnastes dénoncent aujourd’hui le harcèlement psychologique et parfois physiques dont elles sont victimes, le hashtag #GymnastAlliance servant de ralliement à leurs témoignages venus des quatre coins de la planète mais peignant une image uniformément ternie du sport. Et Aagje Vanwalleghem de confier dans un entretien accordé à VTM que les abus sont parfois tellement répétés et systémiques que certaines gymnastes ont besoin de thérapie post-traumatique après la fin de leur carrière.

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