Home Lifestyle Société Contre la grossophobie, les internautes partagent la couv’ de Télérama en masse

Contre la grossophobie, les internautes partagent la couv’ de Télérama en masse

« Pourquoi on rejette les gros », s’interroge Télérama sur sa dernière Une, dédiée à la grossophobie, et ornée d’un portrait dénudé de Leslie Barbara Butch. Une photo censurée alors même qu’aucune partie intime de la mannequin n’est visible.

Bras cachant la poitrine, et ces tétons que les réseaux sociaux adorent censurer, portrait s’arrêtant au nombril, et donc ne dévoilent ni fesses ni entrejambe, sourire pensif, pas de moue provocante… Et pourtant, la couverture est censurée, plusieurs internautes ne parvenant pas à la partager en ligne, et Leslie Barbara Butch elle-même ayant vu son compte Instagram momentanément désactivé. Et si elle a réussi à le faire rétablir 24h plus tard grâce à un ami chez Instagram France, elle dénonce un muselage virtuel.

Je suis invisibilisée, on ne peut plus commenter mes stories, on ne retrouve plus mon compte dans le moteur de recherche, on ne peut plus me mentionner… Ce genre de censure, c’est grave, ça n’arrive que pour les gros ».

Car ainsi que le souligne Télérama en guise d’explication à cette mystérieuse disparition, « la photo de Leslie Barbara Butch ne montre ni sexe, ni téton, évidemment, mais beaucoup de peau. Trop, apparemment, pour les réseaux sociaux ». Sur lesquels la résistance s’organise.

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Répandre l’amour et le gras

Plutôt que d’encaisser en silence, Leslie Barbara Butch a choisi de répliquer par le biais d’un double hashtag, #barbarabutchchallenge, et #niquelagrossecensure, avec pour objectif d’inonder les réseaux sociaux de sa couverture et de toute cette peau qu’ils ne sauraient voir. Un challenge dans lequel la jeune mannequin peut notamment compter sur des alliés de taille, Virginie Despentes ayant posé avec la couverture, tandis que d’autres s’en sont servis pour former de gigantesques coeurs.

De son côté, Leslie appelle encore Insta à la laisser « répandre son amour et son gras ».

Laissez nous montrer qu’on existe. Je fais pas toutes ces photos pour m’exhiber ou quoi, je le fais parce que ça me donne de la force pour affronter mon quotidien de grosse dans un espace publique inadapté. Parce que quand je fais ces photos ça me permet de me trouver belle ».

Et de rappeler que « quand je poste ces photos, je me dis que ça peut en aider au moins un.e d’entre vous à s’accepter, à s’aimer un peu plus, à prendre un peu confiance. Alors Insta, please, laissez moi continuer à répandre mon amour et mon gras ».

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