Gen F

En rejoignant la communauté, vous recevez un accès exclusif à tous nos articles, pourrez partager votre témoignage et…
© Still life of a range of cheeses on table top

Alerte, ces fromages sont menacés aussi par la pandémie

Kathleen Wuyard

Nous priver de voir nos proches et nos collègues, de faire la fête, et de partir à l’étranger, okay. On prend les mesures nécessaires pour rester safe. Mais nous priver de fromage en prime?! HEHO, tu commences à bien faire là Covid 19!


Et pourtant, c’est la triste vérité, et elle nous laisse un goût amer. Pandémie (et confinement) oblige, l’Europe est face à un surplus de lait, mais aussi à des ventes de fromage en chute libre depuis le début de la crise sanitaire. En cause, des habitudes de consommation modifiées (on va plutôt stocker du papier toilette et de la farine que du frometon, visiblement...) mais aussi une pénurie de personnel, qui pause des problèmes de production, mais aussi de livraison: ainsi, chez nos voisins français mais aussi en Belgique, de nombreux supermarchés ont fermé leurs rayons “à la coupe”, préférant affecter le personnel au réapprovisionnement, tandis que certaines crèmeries ont préféré fermer. Résultat: en France, mère patrie du fromage s’il en est, nombre de nos délices préférés sont aujourd’hui menacés.

Lire aussi: Voici les 4 fromages que vous pouvez manger si vous êtes enceinte

Patrimoine gastronomique menacé


Parmi ceux-ci, on retrouve notamment le Comté, le Bleu d’Auvergne ou encore le Saint-Nectaire, alias les stars de tout plateau de fromage qui se respecte. Un drame culinaire contre lequel le gouvernement français tente de lutter, notamment en assouplissant leurs conditions de production, d’ordinaire très strictes puisqu’il s’agit d’appellations d’origine contrôlée. Les mesures assouplies doivent permettre de conserver les fromages plus longtemps, et donc, de limiter le gaspillage. Début du mois d’avril, Sodiaal, première coopérative laitière française, tirait déjà la sonnette d’alarme dans un communiqué de presse aux relents de panique, soulignant que les fromages AOP ont enregistré des baisses de commandes allant de 25 à 80% depuis le début du confinement.

C’est une partie de notre patrimoine gastronomique qui pourrait s’en aller, des pans d’économie rurale qui risquent de disparaître vu l’importance de la production laitière AOP dans certaines régions”.


Et chez nous? Bonne nouvelle: depuis le début du confinement, les Belges auraient tendance à privilégier les achats bio et locaux... Mais pas dans tous les secteurs: ainsi, alors même que nous sommes en pleine saison pour les fromages de chèvre et de brebis, les producteurs se retrouveraient avec un stockage excédentaire de 30% de lait, faute de demande. Même constat du côté des commerçants ambulants, le patron de la Crèmerie Saint-Siméon ayant confié à la RTBF avoir dû jeter pas moins de 163 kilos de fromage. Erwin Schöpges, patron belge de l’European milk board, confiait quant à lui à l’AFP que la situation est problématique, et que l’Europe “croule sous le lait”. Et pourtant, Dieu sait que c’est le moment d’en manger: non seulement le fromage est bourré de calcium et de phosphore, mais c’est aussi une excellente source de vitamine B12, qui permet de lutter contre le stress et la fatigue, ainsi que de bactéries lactiques, aux propriétés immunostimulantes. L’excuse parfaite pour transformer votre prochain e-péro en cheese & wine!

Lire aussi: 


 

 

Vous avez repéré une erreur ou disposez de plus d’infos? Signalez-le ici

Nos Partenaires