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À New-York, les gynécologues pratiquant des tests de virginité seront poursuivis en justice

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Aussi archaïques qu’irrespectueux de l’intimité féminine, les tests de virginité sont dans le collimateur des autorités new-yorkaises, qui ont décidé de sanctionner les gynécologues qui les pratiquent. Une mesure nécessaire, qu’on aimerait voir arriver aussi en Belgique: si l’Ordre des Médecins s’est officiellement opposé à ces tests en février dernier, aucun cadre légal n’est prévu pour les interdire.

C’est le genre de nouvelle qui nous réjouit, et dont on aimerait aussi que la Belgique s’inspire: c’est officiel, dès que le texte de loi qui a été déposé aura été voté, les gynécologues qui acceptent de pratiquer des tests de virginité dans l’Etat de New-York pourront faire l’objet de poursuites judiciaires, et s’exposeront à de lourdes amendes. Parce que la seule personne qui a (éventuellement, et encore) besoin de savoir si son hymen est toujours bien en place, c’est sa détentrice, et pas ses parents ni son (futur) mari. D’autant que l’hymen est fragile, et peut se déchirer en faisant du sport ou même simplement un faux mouvement, sans forcément avoir eu de rapports sexuels. Un rappel que matraque l’Etat de New-York dans la note préparatoire à la loi.

La virginité est une construction sociale, culturelle et religieuse, représentative de la discrimination que subissent les femmes et les filles »

On imagine mal en effet un jeune homme être déclaré impur et impossible à marier parce qu’il a déjà consommé l’une ou l’autre relation avant son mariage… Voire même, des parents s’inquiéter maladivement de la virginité de leur fils, à préserver à tout prix. Outre-Atlantique, le rappeur T.I. (celui qui chantait « Live your life » en duo avec Rihanna) s’est ainsi récemment attiré les foudres de l’opinion publique en affirmant fièrement qu’il demandait chaque année au gynécologue familial d’attester de la virginité intacte de sa fille de 18 ans. Le comble, pour quelqu’un qui a passé la majorité de sa carrière à parler de sexe, drogues et autres bitches…

Une agression

Et chez nous alors, on en est où? En février dernier, l’Ordre des Médecins avait pris position publiquement en faveur de la suppression des tests de virginité. À l’heure actuelle, il est en effet encore possible chez nous, après un test médical, d’obtenir un certificat médical attestant de la virginité. Un « acte médical » que l’Ordre a condamné comme étant « inutile pour la santé, sans pertinence scientifique et lourd de conséquences potentielles sur le bien-être de la patiente ».

Le consentement et le respect de la patiente posent question. Ces examens sont souvent demandés par des tiers sans considération pour l’intimité personnelle et le droit à la vie privée de la personne concernée. Ils peuvent être vécus comme une agression »

Aujourd’hui, les tests de virginité sont encore pratiqués de manière légale et officielle dans une vingtaine de pays dans le monde, la Belgique, donc, mais aussi le Brésil, le Maroc ou encore l’Afghanistan. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les tests de virginité sont des examens « traumatisants et inutiles », mais également dangereux puisque « l’examen peut endommager les organes génitaux et entraîner saignement et infection ». Une pratique archaïque qu’il est grand temps d’interdire aussi en Belgique.

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