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#PAYETAPLAINTE: 90% des victimes de violences sexuelles ont été mal reçues en portant plainte

Des centaines de femmes et d’hommes ont raconté leur dépôt de plainte pour violences sexuelles ou sexistes. Ces témoignages ont été rassemblés sous le projet #PAYETAPLAINTE et récoltés par Paye ta Police et le Groupe F.

Au moins 500 témoignages récoltés

« Victime d’une agression sexuelle. La policière me demandant comment j’étais habillée. Je demande pourquoi. Réponse :» parce que vous n’êtes pas aguichante, alors je ne comprends pas qu’il ait fait ça sur vous » » 2016, « A l’occasion d’une plainte pour viol, la policière m’a dit : « C’est pas ça un viol. Tu sais un viol c’est tard la nuit, dans un parking par exemple, par un inconnu armé ». Refus de plainte » 2015. En seulement 10 jours, le Groupe F, un mouvement féministe destiné à lutter contre les violences faites aux femmes et le Tumbrl Paye ta Police ont récolté 500 témoignages. Ils ont demandé aux victimes féminines et masculines de violences sexistes et sexuelles de raconter leur entretien à la police au moment de déposer plainte.

« Lors d’un dépôt de plainte pour agression sexuelle de la part d’un collègue, le policier m’a dit : « bah quoi vous n’allez pas gâché sa vie pour ça»», 2017

90% des victimes ont été mal reçues

Le Groupe F et Paye ta Police ont, ensuite classé ces témoignages par thématiques et par ordre chronologique (du plus récent au plus ancien). Huit catégories ont été créées: « refus ou découragement de prendre la plainte et culpabilisation de la victime », « remise en cause de la gravité des faits », « culpabilisation de la victime », « solidarité avec l’agresseur », « homophobie, transphobie, racisme ou propos discriminants sur le handicap », « moqueries, remarques ou comportements sexistes », « mauvaise connaissance du comportement de la police », « bienveillance de l’équipe ». Les témoignages ont également été regroupés sous forme d’infographie. « Dans 91% des cas, les témoignages reçus racontent une mauvaise prise en charge. Parfois catastrophique. » 60% des témoignages révèlent également que les forces de l’ordre ont refusé ou découragé la victime de porter plainte. Dans 53% des cas, la plainte a été remise en cause et dans 42% des cas, la victime a été culpabilisée.

« Une femme n’est jamais responsable des violences qu’elle subit. Jamais » rappelle le Groupe F

Il faut former les forces de l’ordre

Cette enquête a été menée pour vérifier si comme les pouvoirs publics français le disent, les forces de l’ordre sont formées à accueillir les femmes victimes de violences. Après avoir analysé les témoignages qui sont pour la plupart récents, ça ne semble pas être le cas. « Nous avons un problème avec la façon dont les femmes victimes sont accueillies en commissariats et gendarmeries. Cet accueil changera par une mobilisation de l’ensemble de la chaine de commandement des policiers et des gendarmes. Il changera aussi lorsque la justice se mettra à traiter correctement les plaintes » explique le Groupe F. Le mouvement féministe invite tout un chacun à diffuser les résultats de cette enquête et surtout veut agir pour changer les choses.

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