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Mais pourquoi les Polonaises mangent-elles tant de bananes?

Depuis quelques semaines, les Polonais dévorent des bananes à pleines dents. Pas tant pour faire le plein de magnésium que pour faire table rase d’une censure insensée.

Fin avril, Jerzy Miziolek, le directeur du Musée national de Varsovie, faisait retirer une œuvre de l’artiste féministe polonaise Natalie LL, baptisée l’Art de la consommation. La raison? Le film met en scène une femme en train de manger une banane de façon suggestive. Trop explicite pour le directeur du musée qui a tout bonnement décidé de censurer l’œuvre, en s’opposant à l’idée — je cite — de « montrer des œuvres qui pourraient gêner la sensibilité des plus jeunes ».

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#Bananaselfie

La décision n’a évidemment pas été du goût de tout le monde, d’où la mobilisation de centaines de Polonais(es), qui ont trouvé une manière plutôt comique d’y faire opposition. Leur stratégie? Manger des bananes, encore et encore, se photographier en plein crime d’obscénité — OMG, une banane ! — avec le hashtag #Bananaselfie. Une dizaine ont même décidé de manifester lundi 29 avril devant le musée, toujours accompagnées d’une banane.

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” #bananaselfie ” W piątek z Muzeum Narodowego w Warszawie zostały usunięte prace Natalii LL "Sztuka konsumpcyjnya" i Katarzyny Kozyra "Pojawienie się Lou Salome". Stoi za tym nie kto inny jak nasz kochany Minister Kultury, Piotr Gliński. „To jest Muzeum Narodowe i pewna tematyka z zakresu gender nie powinna być explicite pokazywana” – powiedzial w uzasadnieniu decyzji o zdjęciu prac Jerzy Miziołek, Nowy Dyrektor Muzeum Narodowego. Pokażmy, że sztuki nie da się zniewolić. Zrób selfiaka z bananem i oznacz #bananaselfie . Może i jesteśmy w dupie i się w niej urządziliśmy, ale za to z ładnymi obrazami na ścianach! #bananaselfie #sztukabezcenzury #waraodsztuki #muzeumnarodowe #nataliall #katarzynakoziara

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Si cette censure inopinée est tant médiatisée, c’est sûrement car elle intervient dans un contexte assez compliqué en ce qui concerne la situation des femmes en Pologne. En effet, le 6 février dernier, Human Rights Watch publiant un rapport de 75 pages intitulé « Le souffle du gouvernement dans mon dos : attaques contre les droits des femmes en Pologne. »  Ce rapport mettant en avant le lien ténu entre l’arrivée au pouvoir du Parti Droit et Justice et la mise sous silence des associations féministes. Le parti utiliserait en effet des tactiques d’intimidation pour paralyser les diverses organisations qui luttent pour les droits des femmes et notamment pour la légalisation de l’avortement. Rappelons que la Pologne possède encore une loi extrêmement restrictive en la matière : elle autorise l’avortement uniquement dans trois situations : malformation grave du fœtus, danger pour la femme et viol.

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