Home Lifestyle Les 3 questions à se poser pour savoir si un film est...

Les 3 questions à se poser pour savoir si un film est sexiste

film
Shutterstock

Si certains films ne destinent, de manière évidente, que des rôles de potiches à ses actrices, pour d’autres, le machisme ambiant est bien plus délicat à percevoir. C’est là qu’intervient le test de Bechdel, une épreuve en trois questions pour vérifier si une œuvre de fiction renvoie véritablement le sexisme dans les cordes.

Star Wars peut-il être considéré comme égalitaire grâce à la présence de la princesse Leia? La vie d’Adèle est-il vraiment un film de femmes? Et Avatar pourrait-il être machiste? La présence de nombreuses stars féminines dans les films a tendance à nous rassurer quant au penchant girl power d’un long-métrage. Mais le test de Bechdel nous prouve que c’est loin d’être aussi évident. Apparu pour la première fois dans la BD Dykes to Watch Out For, d’Alison Bechdel, celui-ci se compose de trois questions que les protagonistes féminines de l’histoire estimaient devoir se poser pour jauger le degré de machisme d’une œuvre.

  • Y a-t-il, dans le film, au moins deux personnages féminins dont on apprend le nom ?
  • Ces deux femmes se parlent-elles ?
  • Et si oui, leur conversation traite-t-elle d’autre chose que d’un homme?

Et les résultats obtenus sont assez édifiants. Ainsi 46% des films au scénario écrit par un homme et sortis  depuis 1996, ne parviennent pas à recueillir un A (signifiant approuvé par Alison Bechdel), contre seulement 6% de ceux créés par une femme. Et parmi les mauvais élèves au tableau du sexisme on retrouve certains des plus grands succès cinématographiques, dont notamment Men In Black, Fight Club, le Seigneur des Anneaux et même Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 2! Du côté des dessins animés, ce n’est pas plus brillant, puisque Shrek est également épinglé et que 30% seulement des Disney passent l’épreuve avec succès.

Un critère qui a ses limites

Si le test de Bechdel fait office d’intéressant baromètre sexiste, pour de nombreux spécialistes, il ne se suffit pourtant pas à lui-même.  S’il prend en compte la teneur des dialogues, il ne tient ainsi aucunement compte de leur durée. Et une minute d’égalité ne compense pas 2h30 à jouer les faire-valoir. À l’inverse, un film ayant reçu la mention A ne sera pas pour autant intéressant, enrichissant ou qualitatif. Ce qui n’empêche pas cette épreuve télévisuelle de rester un bon signal d’alarme des inégalités encore trop présentes au cinéma. Et pas qu’à l’encontre des femmes. Une étude de l’université américaine Southern California ayant analysé 1000 films entre 2007 et 2017, a démontré que 70% des personnages restent interprétés par des hommes blancs. De quoi nous faire réfléchir d’ici à la prochaine soirée pop-corn.

Sur le même sujet:

Jobs

Plus qu’une étape pour activer les alertes-infos!

Autorisez les notifications de Flair.be sur votre navigateur.