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Au Japon, la rentrée scolaire provoque un pic de suicides chez les enfants

Le 1er septembre marque le retour à l’école en Belgique, mais aussi dans de nombreux autres pays. Parmi ceux-ci, le Japon, ou la rentrée représente une période de l’année particulièrement sombre. 500 jeunes s’y donnent en effet la mort, chaque année, autour de cette date.

La classe et la récréation, synonymes de stress et d’angoisse. Si chez nous, nombreux sont les jeunes souffrant de décrochage scolaire ou de difficultés émotionnelles pendant leurs années d’études, au Japon, le phénomène prend une ampleur toute particulière. Au point d’amener énormément d’enfants à penser à la mort et beaucoup à passer à l’acte.

L’importance d’être accepté

Au cœur de cette douleur trop lourde à porter, les brimades vécues par une majorité d’entre eux durant leur cursus. Des insultes et moqueries qui font partie de la culture scolaire nippone. Et qui, dans une société ou l’intégration au sein du groupe et l’appartenance à la norme sont fondamentales, sont une terrible souffrance pour les victimes. Sans parler des concours éliminatoires, qui, s’ils sont ratés, sont vécus comme un déshonneur. De multiples organisations privées et même des bibliothèques se mobilisent pour tenter d’aider les jeunes en détresse et la police a créé dès les années 90, une brigade anti-brimades pour soutenir les enfants et adolescents dépressifs.

Manque d’amour

En cause aussi, la retenue émotionnelle et le manque de communication, apanage de nombreuses familles japonaises. Trop souvent, les enfants ne reçoivent ainsi que très peu de marques d’affection et de gestes d’amour de la part de leurs parents. Une impression de solitude à la maison qui empire encore un sentiment global d’isolement. Il n’est ainsi pas rare qu’un jeune qui se suicide, laisse une lettre d’excuses à ses proches et ses condisciples pour la honte qu’il leur aura causée.

Ne pas contraindre

Kuniyasu Hiraiwa, responsable de l’association AfterSchool, qui tente d’aider les parents à détecter les signes de la dépression de leur enfant, suggère lui de « ne pas forcer un jeune à retourner en classe le jour de la rentrée si cela paraît trop douloureux ». Une solution à court terme et une fragile tentative de faire mentir les statistiques cette année.

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