Home Culture Cinéma On a vu « Candy », le court-métrage d’Halloween de Loïc Nottet

On a vu « Candy », le court-métrage d’Halloween de Loïc Nottet

Ce n’est plus un secret pour personne: Loïc Nottet voue une fascination non dissimulée pour l’univers de l’horreur. Et, Halloween est assurément la fête qu’il préfère célébrer. Cette année, plutôt que d’aller sonner aux portes comme il le faisait lorsqu’il était gamin, le chanteur a décidé de réaliser « Candy », un premier court-métrage que nous avons pu découvrir en avant-première. On vous raconte!

Il rêvait de nous raconter la suite des aventures de ce clown, à qui il a donné vie l’année dernière dans le clip de « Doctor »: c’est chose faite!

Dans « Candy », son premier court-métrage, Loïc Nottet réendosse le costume de ce personnage un peu barge, qui nous rappelle, et c’est sans doute volontaire, le « Joker ».

Les costumes, c’est lui qui les a tous dessinés. C’est lui aussi qui a sillonné la Belgique à la recherche des tissus à partir desquels il rêvait que chaque tenue du film soit confectionnée.

Loïc Nottet a un sens aigu du détail. Même le générique de début a été particulièrement soigné et pensé dans le même esprit que celui de « La Belle au Bois Dormant ». Un hasard? Sûrement pas! On sait que l’artiste est un grand fan de l’univers de Disney.

À quoi faut-il s’attendre?

« Candy », c’est l’histoire d’un clown désabusé qui, après avoir été séquestré pendant des années par une vilaine sorcière qui l’a gavé de bonbons, décide de se venger de celle qui a façonné sa vie et sa personnalité.

Dans le fond, ce clown n’est pas méchant. Mais le sort s’est acharné sur lui, la vie ne lui a pas fait de cadeaux, et la tristesse qui l’habite s’est progressivement transformée en colère. Une colère insoutenable, venue s’ajouter au flot d’émotions contradictoires qui jaillissent dans son esprit torturé.

Un film en anglais

A l’image de son projet musical, chanté dans la langue de Shakespeare, ce conte d’Halloween nous est raconté dans un anglais impeccable. Les dialogues, laconiques, sont entrecoupés de chorégraphies, brillamment orchestrées, et de titres inédits qui seront disponibles dès le 31 octobre sur toutes les plateformes de téléchargement. « J’aimerais aussi, pourquoi pas, les faire vivre sur scène », nous a confié Loïc, qui pense déjà à inclure un acte sur le thème de l’horreur dans son spectacle du 25 avril à Forest National.

Inspiré d’Hansel et Gretel

Pour assouvir son désir de vengeance, Loïc le clown fait appel à tous ses amis, qui, comme lui, ont été victimes des sévices de cette sorcière qui vit dans une maison en pain d’épices. Comme dans Hansel et Gretel, conte dont il s’est inspiré pour écrire son récit.

À la manière de Michael Jackson, entouré de zombies dans le clip de « Thriller », le groupe entame sa marche triomphante vers l’ennemie. Et, c’est là, juste avant de s’infiltrer dans cette construction en chocolat, que Loïc Nottet livre sa meilleure performance d’acteur.

Son jeu est juste, ses mimiques sont parfaites. Loïc Nottet parvient à humaniser, et même à nous rendre sympathique, ce monstre qu’il a créé.

Cette touche d’humour et les décors acidulés contrastent avec la noirceur de l’ensemble.

Ce qu’on a aimé?

L’esthétique ultra léchée et la photographie très travaillée. Que ce soit au niveau de l’utilisation de la lumière ou du choix des tons et des couleurs, ce « Candy » est beau à regarder.

Kevin Antoine, le réalisateur, semble promis à une belle carrière. Il a su retranscrire à la perfection les idées qui germent à la vitesse de l’éclair dans l’esprit, visiblement très habité, de Loïc Nottet qui nous prouve, encore une fois, toute l’étendue de son talent.

Il y a chez lui, quelque chose qui relève du génie.

« Candy », par Loïc Nottet sera diffusé ce mercredi 30/10 à 22h05 sur Plug RTL et le 31/10 à 20h55 sur RTL TVI (juste après la diffusion de « Miss Peregrine » et les enfants particuliers à 20h40) et sur YouTube. 

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