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Flair Book Club : « C’est comme ça que je disparais », la BD juste et touchante sur la dépression

Sortie en janvier dernier, « C’est comme ça que je disparais » est la première fiction de Mirion Malle, autrice et illustratrice populaire, connue pour ses BD féministes et percutantes. Avec cette première histoire, elle aborde tout en justesse le sujet encore tabou de la santé mentale.

Le résumé

C’est l’histoire de Clara: elle est attachée de presse, pour un boss qui l’emmerde et qui lui laisse rarement prendre une pause midi. À côté de ça, Clara essaye de terminer le recueil de poésie sur lequel elle travaille: l’écriture, c’est son dada. Clara est une millenial comme les autres: elle a beaucoup de potes, un job parfois boring, elle a essuyé une rupture amoureuse douloureuse et elle fait la fête. Sauf que Clara souffre de dépression. Et que sortir la tête hors de l’eau devient de plus en plus dur au fil des pages. Clara suffoque.

Et en 3 mots-clés ?

#Dépression

#Sensibilité

#Authenticité

Pourquoi on a aimé

Parce que l’autrice, Mirion Malle, parvient à la perfection à décortiquer de son trait noir et blanc, fin et précis, l’énorme gouffre qu’est la dépression, mais aussi et surtout, la difficulté de s’ouvrir aux autres pour en parler, d’essuyer les réactions des proches, souvent maladroites, et la sensation d’incompréhension que peut ressentir la personne qui en souffre. Doucement, en tournant les pages, on vacille avec l’héroïne, on la sent se perdre et se noyer dans tout ce chagrin accumulé depuis des années. C’est insidieux, discret, la dépression. Elle prend du temps à s’installer: ce n’est pas une tristesse vive et acérée, c’est une léthargie qui enveloppe le cœur pour qu’il ne ressente ni le chaud, ni le froid. L’autrice parvient à l’expliquer. La dépression, c’est « ne plus avoir le goût d’exister », comme le dit l’héroïne à son psy’ dès les premières pages.

Mirion Malle se concentre, avec une sensibilité rare, sur les détails — un lit défait, un chignon négligé, mais aussi un visage qui disparaît ou qui se déforme sur une image — et reste collée à l’air du temps, s’appuyant notamment sur des publications sur les réseaux sociaux comme ressorts narratifs. La vie, quoi. Parallèlement à la thématique de la santé mentale, l’autrice évoque aussi des sujets féministes, tels que les violences sexuelles.

À qui ça va plaire?

À toutes les nanas sensibles: celles qui se sont déjà senties vaciller, celles qui pleurent parfois dans leur lit sans trop savoir pourquoi et qui voudraient se sentir moins seules. À celles qui voudraient comprendre d’où vient leur mal-être et à tous ceux qui ont un proche qui se noie comme Clara, et qui voudraient réagir de la meilleure des manières.

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