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Tragédie: un historien a tranché, les frites ne sont pas belges

Laurane Wattecamps

Notre belge culture en prend un sacré coup. Selon un historien de la gastronomie, les frites ne seraient pas nées en Belgique comme tout notre pays le pense. Au lendemain de la journée de la frite belge, une partie de notre patrimoine s’effondre.


On les appelle « french fries », n’en déplaise aux Français. Pourtant, depuis des décennies, les frites-mayonnaise de nos contrées ont convaincu le monde entier. La frite est belge, un point c’est tout, pensez-vous? Erreur. Un historien de la gastronomie, Pierre Leclercq, remet les pendules à l’heure. Il a expliqué l’histoire du bâtonnet de pomme de terre au Figaro.

Des frites, des frites, des frites!

Attention, les propos suivants pourraient blesser les plus patriotes d’entre nous. « La pomme de terre frite telle qu’on la connaît actuellement est non seulement un bâtonnet, plongé dans de la graisse, de préférence deux fois, mais aussi et surtout un mets identitaire. C’est un produit auquel des groupes de personnes, en l’occurrence des nationalités, s’identifient. N’en déplaisent toutefois aux Belges, la frite d’aujourd’hui est fondamentalement parisienne ».

Voilà, Monsieur Leclercq a tranché la pomme de terre et nous a ébouillantés. Trahison, peine infinie, nos sentiments sont confus. Pourtant la réalité est ce qu’elle est: « c’est un produit professionnel né dans les rues de Paris et dans les livres de recettes dès l’année 1855. […] L’histoire de la pomme de terre frite d’origine belge est une appropriation abusive. C’est une histoire née à la fin du XXe siècle, dans les années 1980. Tout a commencé par un article de presse. Avant 1985, personne ne s’appropriait son origine » continue-t-il dans les lignes du quotidien français.

Nom d’une pomme de terre, on ne l’avait pas vue venir celle-là. Mes chers compatriotes, il est temps de rendre à César ce qui appartient à César. Nos amis Français sont tout à fait en droit de déguster leurs frites françaises dans leur coupe du monde. Mais ils n’auront pas nos boulets sauce lapin et notre waterzooï.

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