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On a testé: le restaurant Brugmann, à Bruxelles

S’il est vrai qu' »On mange d’abord avec les yeux », au Brugmann, on est rassasié dès le hall d’entrée. Mais plus on pénètre dans l’enceinte du restaurant, plus notre appétit grandit. Et il en sera récompensé...


On y entre détendu – merci monsieur le voiturier – et ébaubi d’admiration face à la beauté du lieu, un ancien hôtel de maître. Le restaurant est composé de plusieurs salles, dont chacune a son propre univers, toujours chic et raffiné, harmonieux et sobre. Les (très) hauts plafonds peaufinent la sensation d’espace et la grande baie, donnant sur la très belle terrasse et le parc de l’Abbé Froidure, est une invitation à rêver.

Mais le spectacle est aussi en cuisine, toute vitrée, qui permet de se régaler face à la préparation des plats et des pâtisseries… Enfin, quand le regard s’attarde sur chaque détail de la décoration, on mesure pleinement le talent de l’architecte d’intérieur Annie Mesmin, qui a sublimé l’hôtel, devenu bijou entre ses mains expertes. Parquet, sièges en velours, long miroir, tableaux contemporains et lustres design: le Grand Salon, cœur du lieu, palpite au rythme d’une agréable agitation. Juste à côté, le Boudoir – et sa cheminée en marbre – se veut plus feutré, plus cosy. Les yeux sont repus; le palais, lui, trépigne. L’assiette fera-t-elle honneur au décor?

Menu trois étoiles


Des amuse-bouche ouvrent le bal, tandis que le chef, Matthias Van Eenoo, s’éclipse de la cuisine pour venir nous saluer. Il n’a que 32 ans mais beaucoup d’aplomb et déjà une solide expérience derrière lui, qui fait saliver: Alain Senderens, à Paris (2 étoiles), L’opéra Garnier, le relais Mas Candille, en Provence (1 étoile). Il y a trois ans, ce fils et petit-fils de restaurateurs, aux origines belges, est revenu à Bruxelles pour lancer le restaurant Brugmann.

Sa cuisine, délicate et innovatrice, suit les saisons et revisite les classiques, comme certains plats typiques de la gastronomie française. Ce vendredi-là, nous aurons succombé au carpaccio de bar, mangue, coriandre, baie de voatsiperifery – fin et frais, puis au bar à la plancha, houmous, sésame, pousse de moutarde et garam massala, avant de conclure en bonheur avec un carpaccio d’ananas, chips de coco, sirop épicé et rhum en exquis final. Matthias Van Eenoo est généreux dans la créativité et les saveurs, moins dans la taille des portions, mais l’essentiel est ailleurs.

 

Mon amie et moi sommes allées manger dans un restaurant luxueux, chose rare, petite parenthèse dans notre quotidien disons plus... modeste. Si Brugmann n’est pas à portée de toutes les bourses (et encore, le menu du dimanche, à 49 € les 4 services, reste relativement abordable), le lunch à 24 € permet de découvrir l’adresse à prix d’amis. Il faut juste lever le pied sur les boissons, car pour deux lunchs, deux verres de vin et un café par personne, ainsi qu’une grande bouteille d’eau plate, cela nous a coûté 104 euros. Autant le savoir. Même s’il est vrai que la haute gastronomie a un certain prix...

Restaurant Terrasse Brugmann, 52/54 av. Brugmann, 1190 Bruxelles. +32 2 880 55 54 contact@brugmann.com


 

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