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Gen F

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On s’est infiltrées dans la loge d’Orelsan

C’est un mec basique, simple (sans mauvais jeux de mots), qui nous a accueilli dans sa loge, au Brussels Summer Festival.

Casquette, claquettes, short, t-shirt: il faisait beau quand Orelsan, alias Aurélien Cotentin, a accepté de nous recevoir dans sa loge, au BSF. Une petite boîte préfabriquée de 5m2 qui voyage, chaque été, de festival en festival.

Je ne donne pas souvent d’interview »


, nous dit d’emblée le rappeur. « Ça me stresse de ouf! Je n’aime pas me livrer intimement, parler de ma copine, de ma famille. J’ai l’impression que ce que je dis, c’est définitif et je peux y penser pendant deux semaines. Genre, si je vous dis aujourd’hui que je n’aime pas les chats mais que, demain, je rencontre un magnifique chat et que je dis à un autre journaliste que j’adore les chats, les gens vont croire que je suis un menteur (sourire). Vous me suivez? Bref, moi, mes émotions, je préfère en parler en chanson. Parce que je peux mettre un filtre sur mes mots. Il y a une part de fiction.

Mes textes ne sont pas le reflet de ce que je pense dans la vie de tous les jours »


Derrière Orelsan, la grande gueule et les rimes bien léchées, il y a Aurélien. Un mec calme, discret et timide qui utilise le rap pour donner vie aux personnages qui jaillissent de son imagination. Comme dans le clip de Défaite de famille, où le rappeur incarne les 27 membres d’une famille fictive. « Après 5h de maquillage, je ressemble vraiment à mon grand-père », plaisante-t-il avant de nous inviter à prendre place dans un canap’ pour nous parler de ses projets.

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La suite


« Je vais collaborer avec d’autres artistes », nous dit-il, sans nous révéler pour autant le nom de ceux qui profiteront de ses punchlines bien envoyées. « Je suis très exigeant par respect pour mon public. À l’époque, j’ai fait l’erreur de sortir des morceaux trop vite qui n’étaient pas ouf. » Aujourd’hui, le rappeur en est conscient, on l’attend au tournant. Avec La fête est finie, son dernier album, il a réussi le pari de faire chanter même les plus sceptiques. « Je maîtrise mieux l’écriture. Je fais de vraies chansons d’amour, moins ironiques.

Mes premiers textes, il fallait les prendre au 5ème, voire au 6ème degré. Le problème, c’est que ça ne marche pas pour tout le monde. »


Comme un pied-de-nez à ceux qui ont critiqué ses sérénades un peu crues, les morceaux d’Orelsan sont aujourd’hui parodiés par des collectifs féministes. Comme Meufisme, qui s’est servi du titre Basique pour défendre les droits de la femme.

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« Je ne suis pas du genre à dire: ‘Ah, vous avez vu? J’avais raison’. C’est du passé. Mais, évidemment, je suis trop content que cette chanson soit devenue, pour certains, un moyen de revendication de leurs droits fondamentaux. Cette vidéo, dans laquelle ces meufs expliquent la différence entre le harcèlement et la drague, est ouf. Moi, je préfère rester à ma place. Un artiste un peu blagueur. »

Stromae est plus fort que moi. »


Un rappeur qui se sent bien à Bruxelles pour y être venu une vingtaine de fois, au moins! « Quand Stromae m’a invité pour bosser sur son album (Racine Carrée, Ndlr), je me suis loué un petit Airbnb à Molenbeek. La journée, je bossais sur mes textes et le soir, j’allais me balader. » S’il a des nouvelles de Stromae? « Peu. La dernière fois qu’on s’est vus, c’était pour le tournage du clip de La pluie. Cette chanson, on l’avait écrite pour son album à lui mais il ne la trouvait pas assez bien et j’en ai hérité (sourire). Je suis fan de lui. Quand il a sorti Alors, on danse, je me suis dit: « Putain, fais chier! Il est plus fort que moi. »

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Les minutes défilent et, il est déjà temps pour Aurélien d’aller se préparer pour son concert du soir. Sur scène, il nous prouve, une fois de plus, que la fête est loin d’être finie.

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