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Artiste à suivre: Eddy De Pretto, le génie de la langue française

Retenez-bien son nom: Eddy De Pretto sortira son premier album en 2018 et on risque d’entendre encore parler de lui.


 

Et si on zappait les tubes anglophones de notre playlist Spotify pour s’écouter quelques morceaux, vachement bien taillés, qui nous rappellent à quel point la langue française est belle?

Sur « Kid », Eddy De Pretto manie les mots avec tact, sensibilité et poésie. Un morceau sur lequel il parle des cases dans lesquelles on a tendance à ranger les mecs. 


 

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Parce qu’on n’attend des hommes qu’ils soient virils. Mon père voulait que je fasse de la mécanique plutôt que de m’intéresser au théâtre.


, nous explique l’artiste qui confirme que ses textes sont résolument inspirés de ses expériences personnelles. « Mon album (prévu pour 2018, ndlr), sera encore plus intime », poursuit-il. « J’analyse la vie, les sentiments mûrissent en moi et je dégueule tout sur papier. »

S’il est le roi de la punchline bien envoyée et du jeu de mot bien ciselé, ce Kid au cheveu blond peroxydé affirme que son amour de l’écriture n’est venu que bien après son intérêt pour la musique. « J’ai toujours aimé la culture du spectacle. Ma mère m’emmenait au théâtre, voir des expositions. Avec les voisins, on organisait des spectacles et on se produisait dans le salon. En fond sonore, il y avait du Aznavour, du Piaf, du Brel, du Dalida. A côté de ça, j’apprenais le rap avec les potes au quartier. On scandait du Booba. C’est comme ça, qu’inconsciemment, est né mon ADN musical. L’écriture est arrivée par souci de légitimité. J’avais une formation en chant, en théâtre, il me manquait les mots..

 

Ecrire est loin d’être une partie de plaisir.


 

 

C’est en se posant devant son cahier vide qu’Eddy De Pretto a réalisé que trouver les mots justes qui accompagneraient ses mélodies s’avèrerait être un travail bien plus difficile et laborieux que ce qu’il n’imaginait. « C’est long. Cela demande de l’ordre, une grande introspection personnelle. Certains textes qui figureront sur l’album ont été écrits il y a 4 ou 5 ans. J’aime laisser mûrir, évoluer les choses.

 

Puis, il y a le travail d’interprétation sur scène qui n’est pas négligeable. »


 

 

En concert, il se révèle. Véritable bête de scène. Presque flippant, mais tellement bon. « J’incarne un personnage. Le monstre qui se cache en moi, dont je grossis les traits. Je le dessine pour mieux attraper le public. » Cette posture scénique, ce côté théâtral: tout est assumé. Même lorsqu’il se cache derrière son smartphone.

Bientôt, ce sera la honte d’être collé à son téléphone ou de faire un régime détox.


, plaisante-t-il, amusé par ces modes qu’ils consomment et qui le consument. « Je critique mais j’utilise, parce que je vis avec mon époque. Toutes les tendances passent. Les gens se lassent. Dans les années 50 et 60, c’était cool d’avoir une cigarette au bec. On a fini par réaliser que c’était néfaste et tout le monde a arrêté de fumer. »

Je suis sincère et authentique.


Eddy De Pretto n’a pas de filtres, à l’instar de sa musique qu’il incarne à travers des mots simples, surtout très beaux.

 

En concert le 22 février au Botanique. Infos et réservations: ici.

 

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