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On a adoré "L'âge d'or" de Renée Rosen - DR Flair

FLAIR BOOK CLUB: « L’âge d’or », « Downton Abbey » à New-York et en vrai

Kathleen Wuyard

Après avoir dévoré son premier roman traduit chez Belfond, « Park Avenue Summer », on s’est plongées dans « L’Âge d’or » de Renée Rosen et on a adoré ce portrait pétillant de la haute société new-yorkaise au tournant du 20e siècle.

Soit le fameux gilded age, ou « L’âge d’or » donc en français dans le texte, caractérisé par des fastes sans précédent, des bals étourdissants mais aussi une compétition féroce pour régner sur la haute société à l’époque où c’était à peu près le seul pouvoir arrogé aux femmes – et encore, uniquement à celles qui en avaient les moyens financiers. Un roman inspiré de faits réels aussi passionnant que distrayant, parfait pour se vider la tête après une longue journée ou pour lire paresseusement le week-end.

Le résumé

Enfant, Alva a assisté à la ruine de son père et à la déchéance de sa famille. Depuis, elle s’est juré de ne plus jamais connaître la misère et de prendre sa revanche sur le destin. Mais dans cette Amérique du tournant du XXe siècle, tenue d’une main de fer par une bourgeoisie vieillissante sûre de ses privilèges, quelle place pour une femme, certes ambitieuse mais roturière ?

Le mariage, d’abord. À force de manigances, Alva épouse un héritier Vanderbilt et s’assure ainsi une fortune colossale. L’image, ensuite. Invitations fastueuses, bals extravagants, Alva ne recule devant rien. Et tant pis pour celles qui ne voient en elle qu’une cocotte parvenue. La couronne, enfin. Alva va trouver sur son chemin la reine de la ruche, celle qui fait et défait les réputations, adoube ou exclut selon son bon plaisir : Caroline Astor.

Pendant trente ans, les deux femmes vont se livrer une guerre qui deviendra légendaire. Et façonner au passage une figure plus moderne de la femme, plus émancipée, capable de s’assumer seule dans le monde, en dehors d’un riche époux volage.

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Et en 3 mots-clés?

#NewYork

#rivalité

#Hautesociété

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Pourquoi on a adoré

À l’heure d’écrire ces lignes, la guerre fait rage en Ukraine et chaque jour n’est qu’une succession d’images et de nouvelles insoutenables du front. La menace d’une guerre mondiale ou peut-être pire encore, d’un conflit nucléaire, plane, et la lecture fait plus que jamais office de bouée de sauvetage mentale.

Pour ce faire, « L’Âge d’or » est le roman parfait, à la fois divertissant, éducatif (Renée Rosen a rendu le plus fidèlement possible la condition de la femme au tournant du XXe siècle, mais aussi les usages de la bonne société de l’époque), palpitant, romantique... Tout à la fois, ou presque, avec une prose qui se lit « comme on regarderait une série », avec plaisir, sans prise de tête, et avec l’excitation permanente de découvrir ce que le prochain épisode, ou plutôt chapitre ici, nous réserve.

Richissimes, souvent futiles, parfois mesquines aussi, Caroline Astor et Alva Vanderbilt auraient pu être deux personnages détestables, mais dans « L’Âge d’or », Renée Rosen leur paie le respect de les montrer comme les femmes complexes qu’elles étaient et ne nous donne qu’une envie au passage: se plonger dans leurs biographies et tenter de trouver en ligne des clichés de leurs somptueux bals.

À qui ça va plaire

Vous avez dévoré « Downton Abbey » et vous attendez avec impatience la sortie du prochain film? Foncez dans la librairie ou la bibliothèque la plus proche: « L’Âge d’or » est fait pour vous et vous allez l’adorer. Cela va sans dire que si vous êtes fan de la dernière série éponyme du créateur de Downton, Julian Fellowes, le roman de Renée Rosen est tout aussi fait pour vous.

Tout qui se passionne pour New-York, l’Histoire, la lutte des classes ou le parcours d’émancipation des femmes devrait aussi tout particulièrement apprécier la lecture de ce roman qui confirme le talent de l’auteure américaine. Dont on attend déjà la prochaine parution avec impatience...

« L’Âge d’or», Renée Rosen, 384 pages, Belfond, 21€, plus d’infos ici

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