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© Getty Images

ELLE NOUS INSPIRE: Amanda Gorman, jeune poétesse militante de 22 ans

Barbara Wesoly

À tout juste 22 ans, Amanda Gorman, poétesse afro-américaine, a subjugué les USA comme le monde, ce 20 janvier, en livrant un texte sublimement percutant à la cérémonie d’investiture de Joe Bidden. Devenue révélation de cette journée, la jeune femme n’a pourtant pas attendu l’élection du 46ème président des États-Unis pour fasciner par son talent d’auteure.


La tête haute, le regard déterminé et le geste noble. Le temps a semblé se figer lorsqu’Amanda Gorman est apparue à la tribune officielle ce 20 janvier, pour y lire « The hill we climb« , un poème écrit pour l’investiture de Joe Bidden en tant que président des USA et directement inspiré des tragiques évènements liés à l’attaque du Capitole par des fanatiques, partisans de Donald Trump. Un texte brillant et engagé, comme son auteure de 22 ans, prônant l’unité, la renaissance et la résilience. Mission particulièrement difficile dans un pays plus divisé que jamais, après quatre années d’errance mâtinée d’irrationalité et de frictions sous l’administration Trump. Une réalité complexe parfaitement résumée par Amanda Gorman au Los Angeles Times, avant son discours, qu’elle a expliqué être inspirée des plus grands leaders du pays comme Abraham Lincoln et Martin Luther King : « L’Amérique est en désordre. Elle n’en est qu’au début de tout ce que nous pouvons devenir. Et je dois reconnaître cela dans le poème. Je ne peux pas l’ignorer ou l’effacer. Et donc, j’ai créé un poème inaugural qui reconnaît ces cicatrices et ces blessures. J’espère qu’il nous fera progresser vers leur guérison ».

 


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Amanda Gorman est un phénomène. Une tornade de lyrisme dont les mots touchent délicatement juste. Elevée par une mère célibataire, prof d’anglais au collège, elle grandit à Los Angeles avec sa sœur jumelle Gabriella. Et remporte un premier prix à l’âge de 16 ans. Avant, en 2017, alors qu’elle a intégré Harvard, de recevoir le prestigieux « Youth Poet Laureate », titre de jeune poète la plus prometteuse du pays. Rien que ça. Amanda écrit sur le racisme, les violences, l’incarcération des migrants ou le droit à l’IVG. Et dans une Amérique, enfin prête à accueillir à sa tête une vice-présidente, afro-américaine et populaire de surcroît, Amanda Gorman fait elle aussi plus que jamais figure d’espoir et de renouveau. Un symbole dont elle est consciente, comme elle l’affirmait à la tribune officielle ce 20 janvier:

Où une fille noire maigre, descendante d’esclaves, élevée par une mère célibataire se retrouve à déclamer devant un Président.


Mais Amanda Gorman se rêve ailleurs, s’imaginant prendre place elle aussi dans le fauteuil du bureau ovale. Elle a ainsi affirmé vouloir se présenter à la présidentielle de 2036. Et on imagine sans peine sa plume capable de gravir toutes les montagnes.

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