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Témoignage: « Je me bats contre l’acné depuis 12 ans »

Tim De Backer
Tim De Backer

Avoir des boutons à l’adolescence, ce n’est déjà pas une partie de plaisir. Mais quand les problèmes de peau se prolongent jusqu’à la trentaine, ça devient carrément l’enfer. Laurence, 27 ans,  combat ainsi une acné persistante depuis 12 ans, un phénomène difficile à vivre sur le plan physique comme psychologique.

« Mes parents ont tous les deux souffert de problèmes de peau durant leur adolescence, donc je savais que j’avais peu de chance d’y échapper. Mes premiers boutons sont apparus vers l’âge de 15 ans, et je n’en suis toujours pas débarrassée. J’ai essayé tous les remèdes possibles: antibiotiques, comprimés de zinc, UV en solarium… Aucun n’a eu le moindre effet sur mon acné. J’ai même pris une pilule spécifique pour lutter contre les problèmes de peau et ce, alors que je n’avais pas encore besoin de contraceptif. Sans succès. La première année, j’ai été envahie de boutons, et c’était encore pire quand j’étais réglée. Il n’y avait qu’en vacances que le soleil m’apportait un répit et que je pouvais alors profiter d’une jolie peau presque sans marques. Mais habituellement, une fois l’accalmie passée, les boutons réapparaissaient de manière plus agressive. Durant mon adolescence, j’ai même adopté la frange spécialement pour cacher mes boutons. Étouffés sous mes cheveux, les problèmes de peau ne faisaient qu’empirer, mais cette solution me semblait la moins difficile à vivre, car elle me permettait au moins de ne pas les exhiber en permanence.

Camoufler les dégâts

Même si je n’ai jamais été victime de moqueries à cause d’eux, mes boutons ont fait en sorte que je manque de confiance en moi et que je me sente mal dans ma peau. Un sentiment que je ressens encore aujourd’hui. Plus jeune, je n’étais déjà pas à l’aise au milieu d’un groupe, et cela n’a pas changé. L’acné a eu un réel impact sur mon évolution et le développement de ma personnalité.

Ma maman me répétait sans cesse de ne pas m’en inquiéter. Que les autres voyaient celle que j’étais au-delà des boutons. Mais ce n’était qu’une piètre consolation quand je me retrouvais face au miroir.

À la puberté, j’étais très gênée en présence de garçons mignons, mais heureusement, je n’en étais pas encore au stade de les accueillir dans ma chambre. Même si l’acné était une épine dans le pied permanente, j’ai fait tout mon possible pour mener une vie sociale normale. Très jeune, j’ai commencé à me maquiller et à me peigner de manière à cacher mes boutons autant que possible. Mais le fond de teint et l’anticerne que j’utilisais chaque jour ne faisaient qu’amplifier mes problèmes et rendre ma peau encore plus brillante et grasse.

Subir les préjugés

Je m’imaginais qu’une fois adulte, ces boutons disparaîtraient. Je me suis raccrochée à cette idée. Je rêvais de devenir une jeune femme pleine de confiance et d’assurance. Mais j’avais beau vieillir, l’acné ne me lâchait pas, me faisant juste passer pour une sorte d’adolescente attardée. On a toujours cru que j’étais plus jeune que mon âge et jusqu’il y a peu, je ne le prenais pas comme un compliment. Mon fils aîné étant né alors que j’étais encore très jeune, j’ai également dû lutter contre les préjugés de ceux qui pensaient que j’étais mère adolescente. Une image juvénile, amplifiée par mes boutons.

Durant ma première grossesse, mes boutons ont disparu presque en un clin d’œil, et je me suis retrouvée comme par magie avec une belle peau. À mesure que mon ventre s’arrondissait, je croyais être définitivement libérée de ces soucis. Mais j’ai vite déchanté.

Peu après l’accouchement, mon acné a réapparu. Un scénario qui s’est répété lors de mes deux autres grossesses.

Le peeling chimique, une solution ?

Aujourd’hui, j’ai 27 ans et je suis la maman d’un garçon et de deux petites filles. Ma famille me rend extrêmement heureuse et me permet aussi de mieux vivre avec mes problèmes de peau. Le week-end, il m’arrive de me dire le matin: ‘Et puis tant pis!’ et d’aller à la boulangerie sans maquillage. Mais j’ai encore du mal à supporter cette acné. Quand, en tant qu’employée notariale, je dois recevoir des clients à l’étude, je suis gênée de ne pas avoir un physique d’adulte et ce, malgré mon âge. J’ai abandonné la frange, mais pendant les heures de bureau, j’essaye toujours de cacher mes boutons avec un fond de teint ou un correcteur. Le mois dernier, j’ai réalisé un peeling chimique pour la première fois. Un traitement coûteux, qui promet un résultat spectaculaire. Mais jusqu’ici, je n’ai pas vu beaucoup d’amélioration. Je vais réaliser une seconde tentative plus intense dans quelques semaines. Mais si cela ne fonctionne toujours pas, j’abandonnerai et j’accepterai que ma peau ne sera jamais celle dont j’aurais rêvé. »

 Texte: Jill De Bont et Barbara Wesoly

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