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© Getty Images

6 femmes nous racontent leur premier tatouage

La rédaction


Si vous êtes tatouées ou que vous rêvez de l’être, on vous a probablement déjà dit à d’innombrables reprises que votre tatouage, vous l’aurez encore à 80 ans… Sous-entendu : vous allez le regretter ! Ces six lectrices nous racontent l’histoire de leur premier tattoo adoré, qu’elles sont loin de regretter.

Trudy, 25 ans, étudie le Journalisme et est en stage chez Flair.

Trudy, 25 ans, étudie le Journalisme et est en stage chez Flair.

Trudy, 25 ans, étudie le Journalisme et est en stage chez Flair.

Elle travaille dans une boutique vintage et est fan de
photographie. Elle a eu son premier tatouage (une ode à l’Afrique)
à l’âge de 18 ans et en compte maintenant six autres.
“Mon
premier tatouage devait être symbolique. Et comment pouvais-je en
dire plus sur moi qu’avec un tatouage de l’Afrique ? Le jour où
j’ai vu une affiche publicitaire dans la rue avec un dessin
représentant une nuée ­d’oiseaux sous la forme du continent
africain, j’ai su que ce serait ça ! Via via, je connaissais
quelqu’un qui faisait des tatouages chez lui. J’ai payé seulement
30 euros pour mon ­tatouage. Son emplacement est assez ­étonnant,
mais je l’aime bien. Je considère mes tatouages comme une forme
d’expression personnelle. Malheureusement, il existe encore un
tabou dans la culture africaine. Les tatouages et les piercings
sont considérés comme un signe de rébellion et ne sont pas
facilement acceptés par les parents et grands-parents.
Heureusement, ma maman est ouverte d’esprit, elle comprend ma
­démarche, mon envie d’exprimer mon identité de cette façon. Je
connais plusieurs jeunes d’origine africaine qui se sont fait
tatouer dans des endroits que l’on ne voit pas, par peur de la
réaction de leur famille. J’espère que nous allons pouvoir, petit à
petit, briser les ­stéréotypes sur les tatouages au sein de la
communauté afro-belge. Nos ancêtres sont venus en Belgique et ont
voulu s’adapter, en essayant de ne pas se faire remarquer. Ils ont
peur que nous, jeunes noirs dans une société blanche, éprouvions
encore plus de difficultés liées aux apparences. Mais moi, je suis
née ici et j’estime avoir le droit de m’exprimer comme je le sens.
Mon tatouage n’est pas un moyen de m’opposer au passé, mais plutôt
une ode à mes racines congolaises.”

Margot, 20 ans, étudie l’Orthopédagogie et Louise, 30 ans, travaille comme infirmière.

Margot, 20 ans, étudie l’Orthopédagogie et Louise, 30 ans, travaille comme infirmière.

Margot, 20 ans, étudie l’Orthopédagogie et Louise, 30 ans, travaille comme infirmière.

Ensemble, en ­novembre, ces deux sœurs se sont fait tatouer
un battement de cœur en ­hommage à leur frère décédé.

Margot “Il y a 11 ans, notre frère ­Dimitri est
décédé dans un tragique accident. Il conduisait une moto et a été
heurté par une voiture alors qu’il entrait dans un rond-point.
J’avais 9 ans et ma sœur, 19 ans.” Louise “Mon
monde s’est effondré quand j’ai perdu mon frère. Il nous a été
arraché si soudainement. C’est arrivé en novembre. Je n’ai pas
passé mes examens de Noël et il m’a fallu un ­certain temps pour
retourner à l’école. Ma maman m’a donné une bague contenant une
partie des cendres de ­Dimitri en souvenir. Margot était encore
trop jeune. Mais il y a quelques années, elle m’a dit qu’elle
voulait aussi un ­souvenir de lui qui l’accompagne ­partout. Elle
m’a demandé si je voulais me faire tatouer.”
Margot “Ensemble, nous avons eu l’idée d’un rythme
cardiaque : il n’y a pas ­besoin d’en dire plus. Un jour, je suis
passée devant un salon de ­tatouage et j’ai pris rendez-vous pour
nous. En moins de 10 minutes, nous étions tatouées. Je suis super
fière de ce tatouage, comme je le suis de mon frère.”
Louise “À mon travail, je ne suis pas autorisée à
porter de bijoux, donc ma bague reste généralement à la maison.
Mais grâce à ce tatouage, j’ai toujours Dimitri près de moi.”

Claire, 28 ans, travaille en tant que responsable RH et communication dans un hôpital.

Claire, 28 ans, travaille en tant que responsable RH et communication dans un hôpital.

Claire, 28 ans, travaille en tant que responsable RH et communication dans un hôpital.

Elle a eu son premier tatouage fin 2019 : une vague, sur
l’avant-bras.
“Ma grand-mère a toujours vécu à Tenerife et
j’allais la voir à chaque vacances. C’est un endroit où je me sens
heureuse. On y vit au rythme de la mer et on laisse tous ses soucis
derrière soi. Je ­ressens la même chose quand je suis debout sur ma
planche de surf. Mon tatouage symbolise mon amour pour la mer et me
rappelle tous ces beaux moments. Il est petit, mais il a été bien
pensé. Au début, je voulais une ligne, simple, mais j’ai finalement
opté pour ce dessin plus détaillé. Il est important pour moi de
pouvoir cacher mon tatouage quand j’en ai envie. À mon travail, ça
ne pose pas de problème, mais il y a tout de même certaines
situations où je préfère ne pas le montrer. Ça reste mon petit
secret.”

Iris, 25 ans, est graphiste et ­travaille dans une chocolaterie.

Iris, 25 ans, est graphiste et ­travaille dans une chocolaterie.

Iris, 25 ans, est graphiste et ­travaille dans une chocolaterie.

Elle a fait son premier tatouage en mars de l’année
dernière : un motif floral sur son dos.
“Cela faisait à
peu près 10 ans que je pensais à me faire tatouer, mais je suis du
genre à hésiter tout le temps. En plus, je savais que ça ­serait un
grand tattoo ou rien ! Mes amis me demandaient souvent quand je
sauterais le pas, mais je ne parvenais pas à me décider. Jusqu’au
jour où je suis tombée sur un un motif floral tibétain sur le
compte ­Instagram d’un tatoueur. J’ai attendu 6 mois, et puis je me
suis lancée. Pour la symétrie, il était important que le tatouage
soit fait en une séance. La session a duré 6 heures en tout, dont 4
où je me faisais vraiment tatouer. Ça a fait mal, oui, mais je m’y
attendais. Après ça, si un jour j’en fais un autre sur une autre
partie du corps, je pense que ça ressemblera à un massage ! Ma mère
l’a directement adoré et elle m’a gentiment frotté le dos avec de
la pommade tous les jours. Je n’ai jamais regretté. Si les fleurs
ont une certaine signification pour moi ? Je pourrais vous en
­inventer une, mais la vérité, c’est que j’ai juste aimé le dessin
(rires).”

Charlotte, 28 ans, travaille comme consultante intérim et a fait son ­premier tatouage en novembre.

Charlotte, 28 ans, travaille comme consultante intérim et a fait son ­premier tatouage en novembre.

Charlotte, 28 ans, travaille comme consultante intérim et a fait son ­premier tatouage en novembre.

C’est un portrait stylisé d’elle et de sa
grand-mère.
“Presque tous mes amis ont un ­tatouage,
souvent quelque chose de petit et plutôt douteux (rires). J’ai bien
réfléchi avant de sauter le pas. Ma grand-mère est la personne la
plus ­importante de ma vie, alors j’ai d’abord eu l’idée de lui
demander de faire un dessin. Elle dessinait si bien dans mes
souvenirs. Et puis, j’ai eu une meilleure idée : partir d’une photo
de nous deux prise quand j’étais enfant. J’ai trouvé cette photo
dans un album. Elle a été prise à la mer, quand j’étais toute
jeune. J’ai voulu me la faire tatouer dans une version minimaliste.
J’ai longtemps cherché un tatoueur approprié. Celui que je voulais
est si sélectif que j’ai d’abord dû écrire une lettre expliquant ce
que je voulais. J’ai ensuite été invitée pour une entrevue et nous
avons ­examiné le dessin ensemble. Je voulais un tatouage d’environ
5 cm, mais il m’a convaincu d’opter pour un format plus grand.
Pourquoi pas, après tout ! Je suis très heureuse du résultat et ma
grand-mère se sent honorée. Au début, mes parents n’étaient pas
fans, mais ils s’y sont fait parce que c’est un hommage à mamie
(rires). Qui sait, peut-être qu’un jour je me ferai ­tatouer le
reste de la famille dans le même style…”



Photos: Joost Govers.

On continue à envisager son futur tattoo:

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