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“LE POINT G” épisode 71: la chronique sexo de Gaëlle

La rédaction

Gaëlle, 27 ans, en a bavé côté cœur. Après avoir épluché Tinder et vécu mille et une nuits parfois torrides, parfois étranges, il semblerait qu’elle ait trouvé le bon. Avec Ben, elle explore toutes les facettes de la sexualité. Avec amour, mais surtout avec humour.


L’autre jour, je me suis fait toute petite. J’avais intérêt à me tenir à carreau après la crise que j’avais faite à Ben. Un vrai ascenseur émotionnel. J’ai été trop loin, j’ai dit des mots trop forts sans réfléchir. C’est tout moi ça, toujours voir le pire, ne pas faire dans la demi-mesure. Je n’ai pas supporté d’avoir des doutes, c’était impossible pour moi d’imaginer une seconde remettre en cause ma relation, mes sentiments.

C’était tout ou rien: soit on s’aime à la folie, soit on se quitte.


Cette énorme dispute qui a bien failli nous mener à la rupture m’a fait beaucoup réfléchir. Je n’ai pas le droit de faire subir mes humeurs à quelqu’un à ce point-là. Que je me pourrisse la vie toute seule, passe encore, parce que ça n’impacte que moi. Mais infliger ça à Ben, qui m’aime de tout son cœur et qui me le montre tous les jours, en lui disant tout noir ou tout blanc à deux minutes d’intervalle, ce n’est pas possible.

Il faut que ça cesse. Je dois apprendre à me contenir, à me poser avant de lâcher des bombes du genre “je ne t’aime plus, je crois ”. Surtout quand cette phrase est suivie par “en fait non, ce n’est pas vrai, je t’aime encore”. Ce n’est pas une attitude respectueuse face à quelqu’un qui n’a rien demandé. Ce n’est pas très sain non plus. C’est vrai, on a quelques problèmes de communication, pas toujours une vie sexuelle de dingues. Mais comme me l’a fait remarquer Ben, “comme tous les couples, non? ”

Ce n’est pas pour autant qu’on doit oublier tout l’amour qu’il y a au-delà de tout ça et prendre une décision hâtive.


Un couple, ça se travaille. Je suis la première à le dire à mes copines. Mais quand ça me concerne, j’ai du mal à le mettre en pratique. Il a eu une autre phrase qui m’a fait l’effet d’une claque. Des paroles illuminatrices qui m’ont bien chamboulée.

Durant notre longue conversation pour mettre les choses à plat, il m’a demandé si j’avais déjà été heureuse en couple. J’ai eu un bug. Il a visé droit dans le mille.


En fait, je n’en suis pas très sûre. J’ai passé des bons moments, des mauvais aussi. Mais je ne me suis jamais sentie foncièrement sereine. Comme si j’avais toujours su qu’une fin arriverait un jour. Là, pour une fois, tout va bien et je me sabote.

Tiens donc mon cher Watson! Aurais-je quelques difficultés à accepter le bonheur qui m’arrive?


À reconnaître que j’ai le droit d’être heureuse et que c’est une bonne chose? Quand je vous dis que ça m’a fait réfléchir, ce n’est pas pour rire. J’ai creusé, jusqu’au fond des choses, avec une longue introspection. J’en avais profondément besoin pour faire le point sur ce que je veux. Et je sais que Ben fait partie de mon équation du bonheur. Bien évidemment, il a beaucoup souffert de mes paroles et de cette situation compliquée. Ça prendra du temps avant qu’il me pardonne et qu’on mette ça derrière nous. Comme il dit toujours, “la confiance, ça se gagne par goutte et ça se perd par litres ”. J’espère lui apporter des litres d’amour pour combler ma bêtise. Après tout, même si j’ai lâché la goutte qui a fait déborder le vase, j’aime penser que le vase est toujours là et qu’il n’est pas près de casser.

Chaque semaine dans votre magazine, retrouvez la chronique de Gaëlle: Le Point G.

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