https://api.mijnmagazines.be/packages/navigation/

Gen F

En rejoignant la communauté, vous recevez un accès exclusif à tous nos articles, pourrez partager votre témoignage et…
© Point G

“LE POINT G” épisode 151: avoir envie de faire l’amour pendant un enterrement

Gaëlle, 28 ans, en a bavé côté cœur. Après avoir épluché Tinder et vécu mille et une nuits parfois torrides, parfois étranges, il semblerait qu’elle ait trouvé le bon. Avec Ben, elle explore toutes les facettes de la sexualité. Avec amour, mais surtout avec humour.


L’autre jour, je discutais avec une amie de tous les éléments qui participent à notre excitation. Que ça soit en solo ou en duo, il y a des petites choses qui favorisent notre désir. Parfois, il suffit de lire un article sur un sujet sexo pour se donner des idées. Parfois, c’est une scène de série qui nous émoustille.

Parfois, c’est en posant ses parties intimes sur une paroi que nous viennent nos idées érotiques.


Vous voyez de quoi je parle ? Les stimuli de notre quotidien qui nous font passer d’un mood « ok, je m’applique aux tâches que je dois réaliser » à « oh ben, j’ai bien envie d’une pause orgasme ». Évidemment, ces signaux peuvent se manifester à des moments inopportuns. Pensez aux enterrements, par exemple. Il n’est pas rare du tout qu’une envie folle de faire l’amour nous submerge alors que ce n’est ni l’endroit ni le moment. Tout ça est dû à un assemblage de pensées. Par exemple, lors d’un enterrement, nos pensées vagabondent entre la tristesse, la peine et l’envie de célébrer la vie. Et quoi de mieux pour ce faire que s’adonner au plaisir charnel. Et comme notre cerveau est naturellement optimiste, il va se raccrocher à cette pulsion et vous donner envie de l’assouvir. Donc, non, je vous rassure, si ça vous est déjà arrivé, vous n’êtes pas anormal·e. Bien au contraire, c’est un véritable instinct qui se manifeste. Sauf que faire l’amour pendant un enterrement, ce n’est pas le bienvenu. Il y a donc des moments où on pourra accueillir le désir, et d’autres où on le remettra à plus tard. Alors comment faire, une fois qu’on a switché sur le mood « ok, je veux un orgasme » (et qu’on a le temps devant soi, de préférence en dehors d’un cimetière) pour ne pas replonger dans la gestion des tâches quotidiennes et faire fuir le désir ?

Je suis convaincue que le potentiel selflove que vous dédiez à votre être est le plus important des facteurs d’excitation. Faire l’amour, c’est aussi une envie de se faire plaisir.


Je pense que c’est moins évident d’atteindre une excitation grandiose quand on ne s’accorde que peu d’amour propre. Si vous êtes focalisé·e sur vos complexes, votre to-do list, la propreté de votre environnement ou que vous vous noyez dans des pensées parasites, il y a peu de chance que vous parveniez à avoir THE orgasme. Parfois, il suffit de pas grand-chose. On peut très bien forcer son cerveau à switcher de mood et à s’autoriser ce plaisir. Par exemple, si vous êtes focus sur vos complexes et vos petits défauts, vous décidez de les mettre de côté, pour plus tard, et de profiter de l’instant présent en obligeant votre tête à se focaliser sur les sensations perçues par vos cinq sens. « Oh quelle peau toute douce », « quelle chouette sensation sur ma cuisse quand il y a une légère pression », « waouw, ça fait vraiment du bien ce frottement que j’effectue avec mon bassin ». Ces signaux perçus volontairement vous aideront à lâcher prise et à vous reconnecter au moment vécu au lieu de vivre dans le monde imaginaire que créent vos pensées. On appelle ça le sensate focus. En appliquant le sensate focus, on oublie la performance, on oublie la quête de l’orgasme, on oublie toutes les pensées parasites et on reconnecte notre cerveau à nos sensations réelles de l’instant présent.

Et ce qui est fabuleux, c’est que ce n’est pas trop difficile à faire. Si vous vous êtes déjà dit « ouhlala, je ne suis pas du tout à ce que je fais », « depuis combien de temps je suis perdu·e dans mes pensées alors qu’on me fait un cunni ? », pas de panique, pensez-y la prochaine fois : vous êtes maître de votre cerveau et vous avez le droit de lui dire STOP. Genre : « hé ho, on fait le sensate focus maintenant, on pensera au boulot plus tard ! » Et ça, mesdames et messieurs, je vous l’assure : ça décuplera votre plaisir. Parce qu’il n’y a rien de tel pour se sentir vivre que d’être focus sur ce qu’on touche du bout des doigts, sur notre respiration et sur nos sensations.

 

Chaque semaine dans votre magazine, retrouvez la chronique de Gaëlle: Le Point G.

Pour lire les épisodes précédents, rendez-vous ici.

Vous avez repéré une erreur ou disposez de plus d’infos? Signalez-le ici

Nos Partenaires