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Point G

“LE POINT G” épisode 149: passion culottes trouées et confortables

Gaëlle, 28 ans, en a bavé côté cœur. Après avoir épluché Tinder et vécu mille et une nuits parfois torrides, parfois étranges, il semblerait qu’elle ait trouvé le bon. Avec Ben, elle explore toutes les facettes de la sexualité. Avec amour, mais surtout avec humour.


L’autre jour, les soldes ont commencé. J’ai une ligne de conduite bien rodée chaque année. Règle numéro 1 : on ne regarde pas les nouvelles collections. Règle numéro 2 : on fait des listes au préalable pour ne rien acheter de superflu. Règle numéro 3 : on se demande si on l’aurait acheté au double du prix. Oui = ok on prend, non = remets ça tout de suite.

Avec mes 3 règles, j’essaie d’éviter les achats compulsifs. J’avoue que chaque année, je me laisse quand même piéger par un article ou deux, faible que je suis. Pour l’été, je me suis promise d’être forte et de me tenir à mon propre règlement. J’ai donc pris le temps de réfléchir aux choses dont j’ai vraiment besoin et à dresser ma petite liste. Un manteau noir, long et chaud, un jeans mom blanc, des baskets,… Devant mon bloc-notes, Ben s’interroge : « mais qu’est-ce que tu fais encore ? ». Je lui explique ma stratégie. « Ah parce que tu penses vraiment que tu as besoin de ces choses sur ta liste ? Ton placard déborde ! Tu ferais mieux de te racheter des culottes plutôt ».

Des culottes ? Comment ça, des culottes ?


J’ai tenté de nier son commentaire pas franchement le bienvenu. Pour qui il se prend à me dicter ce que j’ai le droit d’acheter ou pas ? C’est complètement antiféministe ce comportement et je compte bien lui dire que ça ne se passera pas comme ça. Bien remontée, prête à ruer dans les brancards, je me lève du canapé pour lui exprimer le fond de ma pensée. Ben m’interrompt et me demande de lui montrer celle que je porte actuellement. « Mais quoi ? Tu veux que je te montre ma culotte ? Maintenant ? » J’avoue que je n’étais pas trop partante, bien consciente que ce n’était clairement pas mes plus jolis dessous. J’ai préféré repartir dans la discussion. « Qu’est-ce qu’elles ont mes culottes après tout ? » Ben a pris un moment pour réfléchir avant de se lancer dans une tirade. « Mon amour, je m’en fous de ce que tu portes comme sous-vêtement. Je t’assure. Mais à partir du moment où tu passes ta vie dans tes culottes roses pleines de bouloches et que l’élastique ne tient même plus sur tes fesses, je me demande dans quelle mesure ça ne serait pas judicieux de penser à en racheter quelques-unes qui ne sont pas bouffées par les mites ». Touchée.

Face à ce constat et à mon déni de longue date, j’ai baissé mon pantalon devant le miroir. En plein dans le mile.

Ma culotte du jour est bleu ciel avec un petit ourson au visage rongé par beaucoup trop de lessives et déformé par des bouloches de tissu qui ont certainement la moitié de mon âge.


Je ne parviens même pas à me rappeler quand je l’ai achetée, c’est dire. J’ai abdiqué et commencé ma recherche. Et ben franchement, c’est incroyable comme les fabricants d’aujourd’hui ont opté pour le confort ! Le choix est immense en fait ! Culotte sans couture, taille haute, microfibre, shape, lift, up, et tout ce que vous voulez… Et puis, la culotte fendue. Là, j’ai pas trop compris. Déjà quand j’étais petite, j’étais perplexe devant ces modèles quand je feuilletais le catalogue de La Redoute. Évidemment, en grandissant, j’ai compris qu’elles pouvaient avoir un intérêt sexuel, éventuellement… Mais est-ce que quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi ces modèles ont tant de succès ? Parce que ce n’est pas comme si on en vendait un ou deux par boutiques… Et puis, honnêtement…

N’est-ce pas plus facile si on veut faire l’amour avec sa culotte, de la tirer sur le côté (potentiel excitant fois milleeeeee) plutôt que de porter un machin qui laisse vos lèvres sortir par-ci par-là sans demander leur reste ? Vraiment, je ne comprends pas. Et c’est définitivement pour des modèles bien confortables que j’ai opté, bien hauts, en coton, sans élastique. LA VIE. Sauf que pour une fois, je les ai pris en noir. Je me suis dit que c’était peut-être plus chic ?

Point G

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